La mise en œuvre des séjours de rupture organisés par le secteur de l’aide et de la protection de la Jeunesse. Quelles sont les représentations des Juges de la Jeunesse, des Directeurs et des Conseillers de l’Aide à la Jeunesse concernant les jeunes en difficulté qui bénéficieraient de ce dispositif ?
Files
Fendero_94381400_2017.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.38 MB
Fendero_94381400_2017_ANNEXE1EntretienC1.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 749.98 KB
Fendero_94381400_2017_ANNEXE4EntretienC4.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 321.4 KB
Fendero_94381400_2017_ANNEXE8EntretienJ1.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 334.12 KB
Fendero_94381400_2017_ANNEXE10-EntretienJ3.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 338.2 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce mémoire s’intéresse aux acteurs de la mise en œuvre de l’action politique relative aux séjours de rupture, organisée par le secteur francophone de l’aide et de la protection de la jeunesse en Fédération Wallonie Bruxelles. Le séjour de rupture s’inscrit comme une alternative éducative à un suivi au sein de la famille ou à un placement en institution. Dans cette démarche, le jeune s’éloigne donc des lieux, des personnes et d’un fonctionnement qui semblent induire une spirale de l’échec. Le présupposé de ces ruptures est d’envisager la séparation comme un levier permettant de rétablir du lien. Face à l’originalité de ce dispositif, mais également à sa récente inscription dans le secteur, nous nous interrogeons quant à sa mise en œuvre par les Conseillers, les Juges et les Directeurs en tant qu’autorités mandantes. Pour parvenir à saisir cette complexité, notre cadre conceptuel s’appuie sur les théories d’Hassenteufel (2011) qui proposent d’analyser la mise en œuvre de l’action politique selon trois dimensions essentielles : le contexte, les interactions et les acteurs. À la lumière des théories de l’auteur, nous avons formulé l’hypothèse de recherche suivante : dans la mise en œuvre des séjours de rupture, les Juges, les Directeurs et les Conseillers ne partagent pas les mêmes représentations concernant les jeunes qui peuvent en bénéficier. Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons réalisé une recherche exploratoire de type qualitative. Douze entretiens semi-directifs ont été menés auprès de Juges, de Directeurs et de Conseillers dans cinq arrondissements de Belgique. L’analyse des entretiens n’est pas venue confirmer notre hypothèse. Cependant, la richesse du matériau obtenu, nous permet d’envisager d’autres pistes de recherche