La relation entre les interactions sociales, l’engagement comportemental et l’appropriation d’une seconde langue. Dans quelle mesure les interactions sociales, en particulier lors des tâches en binômes, et l'engagement des élèves influent-ils sur les résultats scolaires dans le contexte de l'apprentissage du néerlandais en classe de primaire en Fédération Wallonie-Bruxelles ?
Files
Piessens_67532100_2024.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.98 MB
Piessens_67532100_2024_Annexes.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 2.23 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- À l’heure où l’enseignement du néerlandais en Fédération Wallonie Bruxelles est réintroduit dans les écoles primaires des la troisième année, nous émettons l’hypothèse que les interactions entre élèves lors de tâches en binômes ainsi que l’engagement comportemental sont bénéfiques aux résultats scolaires des élèves du primaire. Après une revue de la littérature éclairée par des auteurs tels que Anderson (1996), Fredricks, Blumenfeld et Pars (2004), et Hospel, Galand et Janosz (2016), nous avons tenté de comprendre la relation entre les interactions sociales et l’apprentissage des langues ainsi que la relation entre l’engagement comportemental et l’apprentissage des langues. Cette recherche quantitative a expérimenté un dispositif et a fait passer un questionnaire, le tout à destination des enfants, en classe de cinquième et sixième primaire en Fédération Wallonie Bruxelles. Nous ajoutons que cette recherche a eu lieu pendant le cours de néerlandais. Un total de 117 participants de notre échantillon a répondu aux questionnaires de Hospel et al. (2016). Ces 117 participants étaient divisés en deux dispositifs, l’un avec interactions sociales et le second sans interactions sociales. Dans cette étude, il ressort quelques conclusions majeures. Premièrement, bien que les analyses descriptives montrent une dispersion des données moins étendue et une médiane plus élevée pour le groupe avec interactions en binômes, les analyses inférentielles ne confirment pas de différence significative entre les groupes avec et sans interactions en binômes sur les résultats scolaires. Deuxièmement, l’engagement comportemental montre une relation positive avec les résultats scolaires, mais cette relation n'est pas significative. Enfin, aucune différence significative n'a été trouvée dans le niveau d'engagement comportemental entre les élèves participant à des activités en binômes et ceux travaillant individuellement. Pour les recherches futures, une approche longitudinale pourrait également aider à suivre l'évolution des interactions sociales, de l'engagement comportemental et des performances scolaires des élèves au fil du temps, afin de mieux saisir les processus de développement et identifier les points d'intervention efficaces.