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Covid 18, écoféminismes et décroissance

(2022)

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Avec ce travail travail nous avons voulu revisiter la pandémie de Covid au prisme des écoféminismes et de la décroissance. L’argumentation qui y est développée vise à démontrer que, si nous n’appliquons pas les propositions des écoféminismes et de la décroissance, le monde connaîtra d’autres pandémies qui entraîneront des répercussions toujours plus dures sur les plus précarisé·es et donc sur les femmes en particulier. Pour développer notre raisonnement, nous présentons tout d’abord les origines communes des mouvements écoféministes et décroissant et retraçons leurs développements respectifs. Nous verrons ainsi que, si la préoccupation pour la condition des femmes n’est pas toujours partagée, les préoccupations écologiques et la lutte contre le capitalisme font partie de leur ADN commun. Après une brève histoire des épidémies, nous nous intéressons à l’apparition du Covid d’un point de vue écologique et suggérons des liens entre l’apparition des maladies émergentes, le développement du capitalisme et le patriarcat. En effet, le capitalisme est le principal prédateur des écosystèmes et pour se perpétuer il a du asservir les femmes afin qu’elles fournissent une main d’œuvre disponible à l’exploitation. Sur base de tout ce qui a été envisagé dans les premières parties, nous explorons alors les conséquences de cette crise sur la vie des femmes. Après un détour par la conception même de crise, nous nous attachons à comprendre d’où viennent les inégalités et pourquoi elles affectent en particulier les femmes avant d’analyser plus en détail les conséquences de la pandémie de Covid sur leurs vies. Nous verrons par ailleurs que le sous-financement des soins de santé en Belgique constitue une menace importante à plusieurs niveaux. Les écoféministes et les décroissant·es tentent de nous avertir depuis des décennies : le capitalisme et le patriarcat causeront notre perte. La pandémie de Covid leur a donné raison en ce sens qu’elle peut être vue comme une conséquence du capitalisme, lui-même lié au patriarcat, et qu’elle a aggravé les inégalités qui touchent principalement les femmes. On peut toutefois se réjouir du fait que les questions écoféministes et décroissantes se retrouvent dans l’actualité de façon plus ou moins visible, qu’il s’agisse de la récente élection française qui a vu des candidates s’en revendiquer ouvertement ou la réédition du rapport Meadows pour les 50 ans de sa parution. Dans ce travail, nous proposons également des pistes à explorer pour continuer à espérer, comme Anna Tsing et son champignon matsutake qui ne peut pas faire que survivre sur les ruines du capitalisme.