Étude sur l’impact du refroidissement microclimatique pendant le développement larvaire sur la morphologie adulte chez le Tircis (Pararge aegeria)
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- Le réchauffement climatique n’est pas forcément synonyme d’augmentation de température du point de vue de tous les organismes. En effet, il existe un phénomène qui, avec l’association des hautes températures qui avancent la pousse de la végétation et des dépôts de l’azote qui rend cette même végétation plus dense, produit un microclimat qui est en réalité plus frais pour les organismes qui vivent dans cette végétation. C’est ce qu’on appelle le refroidissement microclimatique. Ce mémoire a pour but d’évaluer les effets de ces conditions de refroidissement microclimatique lors du développement larvaire sur la morphologie adulte du papillon Pararge aegeria. Pour ce faire, nous avons placé des chenilles dans des pots de deux densités de végétations différentes, une dense et une éparse. Ces deux densités permettent donc de mimer la composante de l’azote du refroidissement microclimatique. Ces pots ont été ensuite répartis sur une parcelle à l’ombre et au soleil. Des mesures de températures et d’humidité ont été prises avec des sondes microclimatiques mais aussi ponctuellement pour avoir une idée du microclimat dans les pots où les chenilles se développent. Une fois que les papillons ont émergé, ils ont été séchés puis disséqués pour obtenir les mesures morphologiques (le sexe, le poids sec, le poids du thorax et de l’abdomen, la longueur des ailes antérieures et postérieures ainsi que le niveau de mélanisation de la face dorsale des ailes antérieures). Notre approche expérimentale a révélé des différences de température au niveau des sondes microclimatiques mais aucune différence systématique au sein des manchons dans lesquels se trouvaient les chenilles. La majorité des variations observées étaient principalement liées à la densité de la plante hôte plutôt qu’à l’ensoleillement. La survie des chenilles ainsi que celle des papillons, l’investissement relatif, la longueur des ailes antérieures, et la mélanisation étaient similaires dans chaque traitement. Au soleil, le poids sec des femelles et leur charge alaire était plus élevé. Le poids sec et le poids du thorax des femelles et des mâles était aussi plus élevé en densité forte. La charge alaire des femelles était aussi plus élevée en densité forte. Ces résultats ont permis de mettre en évidence qu’il y a des effets de la densité de végétation et de l’exposition lors du stade larvaire sur la morphologie adulte. Toutefois, l’expérience n’a pas permis d’étudier le refroidissement climatique en tant que tel comme l’interaction entre la radiation solaire et la densité de végétation n’a pas été optimale. Mais cette étude peut servir de base pour de futures recherches sur le sujet.