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Effets d’une inoculation simple ou combinée de deux espèces de champignons ectomycorhiziens sur la réponse à la sécheresse de semis de pins sylvestres

(2024)

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Ce mémoire étudie l'influence des champignons ectomycorhiziens sur la résistance et la résilience des plantes de Pinus sylvestris face à la sécheresse, un enjeu crucial dans le contexte du changement climatique. Les forêts, essentielles pour les écosystèmes et la séquestration du carbone, sont de plus en plus affectées par des sécheresses intenses, compromettant notamment l’établissement et la survie des semis d’arbres, avenir de la forêt, qui possèdent des réserves de carbone limitées et des systèmes racinaires peu développés. Les champignons ectomycorhiziens, en formant des associations symbiotiques avec les racines des arbres, sont des acteurs clés dans la réponse des écosystèmes forestiers aux stress environnementaux, dont la sécheresse. En effet, ces champignons sont supposés améliorer l'accès des plantes à l'eau et aux nutriments, les aidant ainsi à mieux supporter les conditions de sécheresse. Les plantes de P. sylvestris ont été cultivées en serre, en association avec des champignons ectomycorhiziens. L'étude s'est focalisée sur deux espèces de champignons ectomycorhiziens, Paxillus involutus et Hebeloma crustuliniforme, ainsi que sur une combinaison de ces deux espèces. Une sécheresse a été appliquée pendant un mois pour permettre d’atteindre un contenu en eau de 10% de la capacité au champ et y rester pendant une semaine. Dans un système semi-hydroponique de culture, les plantes ont ensuite été réarrosées durant cinq jours. Ces deux dernières phases ont été suivies d’une analyse de paramètres physiologiques et de croissance ainsi que de l’analyse de l’absorption de nutriments. Les résultats ont montré que la mycorhization n'avait pas d'effet significatif sur l’augmentation de la résistance des plantes à la sécheresse. Cependant, la sécheresse a eu un effet significatif et négatif sur les paramètres physiologiques et de croissance des plantes indépendamment de la mycorhization. Un effet négatif de P. involutus indépendamment de la sécheresse a été observé sur la croissance racinaire, probablement en raison d'une mauvaise balance entre le carbone transféré à ce champignon et les nutriments restitués à la plante. En revanche, les plantes inoculées avec H. crustuliniforme n’ont montré aucune différence significative par rapport aux plantes non mycorhizées, ce qui pourrait s'expliquer par un faible taux de mycorhization ou un mauvais choix de l’espèce. L'étude n'a pas mis en évidence d'effets significatifs de la combinaison des deux champignons, bien qu'une tendance à réduire les effets négatifs de P. involutus soit observée, probablement en raison de la compétition pour les sites de mycorhization. Après une période de récupération post-sécheresse de cinq jours, les effets négatifs de la sécheresse n’avaient pas encore été compensés suggérant que la période de récupération de cinq jours était trop courte pour détecter des effets compensatoires. Un effet négatif de P. involutus sur les paramètres de croissance était toujours visible ainsi qu’un effet négatif de ce champignon sur le taux d’assimilation de CO2. En revanche, H. crustuliniforme a montré un effet positif sur les plantes en augmentant leur potentiel hydrique, ce qui suggère une meilleure conductance hydraulique et une meilleure gestion de l'eau avec un meilleur taux de mycorhization.