Barrières et facilitateurs à l’implication du patient victime d’accident vasculaire cérébral dans les prises de décisions concernant ses objectifs de traitement.
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- Objectifs : L’objectif principal de ce travail est de réaliser une synthèse de la littérature reprenant les obstacles et les facilitateurs à l’implication du patient victime d’un accident vasculaire cérébral dans la définition de ses objectifs de traitement. Le second objectif est de trouver les effets de cette méthode sur le patient, le thérapeute et sa famille. Enfin, des pistes pour aider les cliniciens à pratiquer cette manière de déterminer les objectifs sont également mises en avant. Méthode : La recherche des articles a été faite à partir de cinq bases de données (Proquest, Pubmed, Scopus, Cochrane, PEDro). Elle a permis de récolter 506 articles. Seuls les articles écrits en français ou en anglais, publiés entre 2010 et janvier 2019 et répondant aux critères PICOS ont été sélectionnés. La qualité méthodologique des études a été évaluée grâce à l’échelle d'évaluation critique de l'Institut Joanna Briggs (JBI). Résultats : Onze études qualitatives correspondant à la recherche ont finalement été retenues pour ce travail. Les résultats obtenus ont mis en avant différentes barrières et facilitateurs pour impliquer le patient dans la détermination de ses objectifs de traitement. Les barrières portent principalement sur une mauvaise organisation du système de travail, la difficulté de déterminer des objectifs significatifs pour le patient dans un système hospitalier, les conséquences physiques et psychologiques de l’accident vasculaire cérébral, la famille du patient, les divergences d’avis entre les professionnels et les patients et l’incompréhension du patient quant à sa pathologie et sa rééducation. D’autres points se sont quant à eux révélés être une aide à l’implication du patient dans la fixation de ses objectifs : l’expérience des professionnels, l’éducation du patient et sa famille sur la détermination d’objectifs, la création d’une bonne relation thérapeutique et l’utilisation de stratégies pour impliquer les patients qui souffrent de problèmes de communication. Enfin, les caractéristiques personnelles du patient et l’utilisation des critères SMART se sont révélés être un obstacle ou un facilitateur selon le cas. Conclusion : Malgré les nombreuses difficultés que les thérapeutes rencontrent pour impliquer le patient dans la définition de ses objectifs de traitement, il existe certaines aides qui peuvent être utilisées pour faciliter ce processus. Impliquer le patient dans les prises de décisions le concernant apporte un véritable plus à la thérapie.