Facteurs de risque d’acquisition de Pseudomonas aeruginosa dans les voies respiratoires des patients en réanimation
Files
Derlet_Flavie_27780300_2020-2021.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 5.52 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Introduction : Les infections nosocomiales sont responsables d’une augmentation de la morbidité, de la mortalité et des coûts liés à une hospitalisation. Dans les unités de soins intensifs, les infections respiratoires basses sont les infections nosocomiales les plus fréquentes et Pseudomonas aeruginosa (P. aeruginosa), le germe le plus souvent incriminé. Objectif : Le but de ce travail a été d’évaluer la prévalence de facteurs de risque et d’identifier des réservoirs environnementaux éventuels. Méthodes : Nous avons évalué la présence de facteurs de risque éventuels, décrits dans la littérature, sur une cohorte de 36 patients ayant acquis P. aeruginosa durant leur séjour dans l’unité de soins intensifs en 2018. Nous avons également essayé de repérer des points sensibles potentiels dans nos procédures de soins et nous avons mis en évidence des sources environnementales du germe par un audit durant lequel 18 frottis ont été réalisés en différents points humides du service. Résultats : La majorité des patients de notre cohorte sont atteints de pathologies chroniques sous-jacentes, telles que cancer solide ou hématologique, atteinte pulmonaire chronique, diabète, éthylisme, ou d’immunodépression. Les actes médicaux invasifs, et essentiellement la ventilation mécanique, favorisent le développement d’une colonisation à P. aeruginosa. Certaines procédures de soins pourraient également être à l’origine d’une transmission exogène de la bactérie, le germe ayant été retrouvé de manière fréquente dans les robinets et lavabos de l’unité. Conclusion : Ce travail nous a permis de mettre en évidence des éléments d’anamnèse à rechercher à l’entrée du patient. Il a également mis en lumière la présence ubiquitaire de P. aeruginosa dans notre environnement, à mettre en relation avec des points sensibles de nos procédures de soins. Différents données restent cependant à approfondir. Notamment, une recherche des réservoirs environnementaux confirmant nos premières impressions serait intéressante. Une étude prospective, combinant des prélèvements réguliers sur les patients et les réservoirs environnementaux ainsi que le typage des souches, pourrait éventuellement permettre de détecter une transmission exogène du germe.