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Giblet_10121601_2022.pdf
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- La situation très fragile d’Haïti aux niveaux social, économique et politique a fini par déboucher en 2004 sur un conflit armé. Le 30 avril de la même année, le Conseil de sécurité des Nations Unies a donc autorisé une mission de maintien de la paix : «Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti» (MINUSTAH). Cette mission, impliquant des milliers de contingents de police, civils et militaires, et s’étendant sur une durée de 13 ans, n’a pas été couronnée de succès. En effet, bien qu’elle ait apporté des aspects positifs en Haïti, elle a également fait l’objet d’actes de mauvaises conduites. Au travers de l’étude de l’épidémie de choléra en Haïti qui s’est déclenchée après l’importation de la maladie par des Casques bleus en octobre 2010, ainsi que des nombreux actes d’abus et d’exploitations sexuels perpétrés par certains agents de la MINUSTAH sur les femmes et les enfants locaux, nous dégagerons les éléments qui expliquent que ces mauvaises conduites aient pu alimenter le désespoir des populations haïtiennes ainsi que l’instabilité politique, économique et sociale du pays.