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TANGA_0110879_2018.pdf
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- De la formation scolaire initiale au " coaching ", le sens du terme « formation » se transforme et se développe au rythme de l’évolution de nos sociétés, se traduisant désormais dans une grande variété de pratiques, comme le décrit Patricia Champy-Remoussenard (2005). Les circonstances actuelles qui gouvernent le monde du travail requièrent une plus grande adaptabilité du travailleur. L’arrivée des nouvelles technologies et l’instabilité des carrières professionnelles ont progressivement amené les organisations à considérer la question de la formation de leurs employés comme une nécessité. Pour les employeurs, il s’agit en effet de développer les compétences du personnel en améliorant ainsi la performance de l’entreprise (Devos, Taskin, 2005). Pour les employés, effectuer une formation dans le cadre de leur travail est notamment perçu comme une opportunité permettant d'assurer leur avenir professionnel (Devos, Taskin, 2005). Parallèlement à ce constat, nos sociétés accordent une importance considérable à l’épanouissement de chacun, que ce soit dans la vie privée ou dans la vie professionnelle. C. Manville (2014) souligne à ce propos l’importance majeure que revêt l’estime de soi dans l’épanouissement de l'individu. Définie comme étant la façon dont une personne se perçoit, évalue son degré de compétence, son importance et sa valeur, l’estime de soi, qui constitue une dimension du bien-être global, peut être considérée comme un des enjeux du type de formation proposé dans le milieu professionnel (Manville, 2014, p.54). De même, il est essentiel de garder à l’esprit l’idée développée par Fenouillet qui considère que la motivation est un facteur important dans la construction du bien-être au travail (Fenouillet, 2011). Bien que les concepts de compétences et de bien-être au travail et leurs dérivés, soient abondamment traités dans la littérature, Schmidt (2007) relève de son côté que très peu de recherches sur la satisfaction au travail prennent en compte l’importance de la formation professionnelle (job training) comme déterminant de la satisfaction au travail (job satisfaction) (Schmidt, 2007, p. 483). Nous avons souhaité nous approprier la théorie énoncée par Schmidt (2007) comme point de départ de notre réflexion et voir s’il est possible de considérer la formation au travail comme un moteur d’épanouissement au travail et plus précisément par son impact sur la perception de l’estime de soi du travailleur. Notre questionnement s'appuiera sur les différentes théories développées au sujet de la formation professionnelle et du concept d'estime de soi. Nous développerons des notions sous-jacentes qui y sont souvent associées, à savoir, l'efficacité personnelle, la reconnaissance sociale, la motivation et la satisfaction au travail. Une étude quantitative viendra corroborer ou non notre question de recherche que nous formulons comme suit: "La formation au travail a-t-elle un impact positif l'estime de soi du travailleur au travail?"