Les préférences des femmes enceintes dans le type d’hospitalisation pour la prise en charge des grossesses à risque : une expérimentation à choix discrets au CHU Saint-Pierre
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- Contenu : Actuellement inexistante en Belgique, l’hospitalisation à domicile (HAD) pour la prise en charge des grossesses à risque se pratique dans plusieurs pays. Elle a pour avantages la sécurité, le confort et un environnement social conservé pour les femmes enceintes. Aussi, si on la compare avec l’hospitalisation classique, elle permettrait une possible diminution des coûts pour le système de santé. Dans une optique des soins centrés sur le patient, les objectifs de cette recherche sont de déterminer les préférences des femmes enceintes concernant le type d’hospitalisation dans la prise en charge d’une grossesse à risque ainsi que d’identifier les associations entre les caractéristiques socio-démographiques des femmes enceintes et leurs préférences. Méthodologie : L’étude a été menée dans l’unité de consultation prénatale au sein d’un hôpital public situé au cœur de Bruxelles, le CHU Saint-Pierre. La méthodologie utilisée est l’expérimentation à choix discret (DCE), de plus en plus utilisée dans le domaine de la santé, elle permet d’identifier les préférences des individus. Sur base d’une revue de la littérature, 4 attributs ont été déterminés. 2 niveaux ont été définis pour chacune des options de prise en charge : l’hospitalisation classique et la HAD. Le DCE a été soumis aux femmes enceintes incluses par le biais d’un questionnaire. Une double analyse statistique des données a été réalisée, à la fois uni- et multivariée. Résultats : 60 questionnaires ont été retenus pour l’analyse. Les résultats identifient l’existence de préférences non significatives chez les participantes interrogées. Les préférences pour les niveaux des attributs vont alternativement vers des caractéristiques de l’hospitalisation classique et de la HAD. Les participantes semblent préférer une localisation des soins à l’hôpital, des soins moins fréquents (niveau de la HAD), un contact en présentiel en cas d’urgence (niveau de l’hospitalisation classique) et une équipe de sages femmes plus restreinte (niveau de la HAD). Aussi, les résultats montrent un taux important de femmes indifférentes aux options proposées de prise en charge. Enfin, certains facteurs socio-démographiques comme le moyen de déplacement jusqu’à l’hôpital, l’âge, le lieu d’habitation et le niveau d’éducation semblent influencer les préférences des participantes. Conclusion : Cette recherche montre que la majorité des participantes estiment acceptable la prise en charge d’une grossesse à risque en HAD. Elle apporte également des éléments de compréhension concernant les préférences des femmes enceintes en matière de prise en charge des grossesses à risque.