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DeudondeleVielleuze_Pierre_42021400_2021-2022.pdf
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- Introduction : Les gliomes diffus sont les tumeurs cérébrales intra-axiales les plus fréquentes. Le traitement premier est l’exérèse maximalisée de la tumeur. Quand celle-ci est proche de zones éloquentes, la chirurgie comporte de grands risques d’endommager du tissu sain et d’infliger de nouveaux déficits neurologiques. De nombreux centres pratiquant la neurochirurgie oncologique utilisent la stimulation électrique directe afin d’identifier et préserver les zones fonctionnelles, parfois en gardant le patient éveillé durant l’opération. Les progrès technologiques ont donné lieu au développement de nouvelles techniques noninvasives permettant une opération sous anesthésie générale. Méthodes : Aux Cliniques Universitaires Saint-Luc (Bruxelles), l’exérèse des gliomes se déroule sous anesthésie générale avec l’aide de la neuronavigation (Brainlab®, Munich, Allemagne). Nous avons étudié rétrospectivement les cas de gliomes dans les gyri moteur et sensitif primaires, dont l’opération s’est déroulée entre 2010 et 2019. Nous analysons l’extension de la résection (EOR), le statut neurologique et les évènements intraopératoires de 38 cas. Résultats : L’EOR moyenne atteinte dans notre centre est de 95.75% (médiane = 99.5%). Au 3ème mois post-opératoire, 37% des patients présentaient un nouveau déficit neurologique dont 8% étaient jugés sévères. À ce même moment, 53% des patients étaient moins symptomatiques qu’en préopératoire. Au 6ème mois, le taux de nouveaux déficit était de 31% dont 3% (1 patient) sévère. 13.2% des interventions a été marqué d’un évènement indésirable (dont 1 épisode de mouvements convulsifs et 2 épisodes d’épilepsie). Le taux de survie à 1 et 2 ans était de 84% et 74% respectivement. Conclusion : L’étendue de résection obtenue grâce à l’utilisation de la neuronavigation se trouve parmi les plus élevées de celles présentées dans la littérature. Sous réserve des limites d’une étude rétrospective, le taux de nouveaux déficits post-opératoires nous paraît acceptable, d’autant plus qu’ils sont majoritairement jugés peu sévères. Ceci est doublement important car la durée de survie des cas décrits est plus longue que ce qui est habituellement décrit.