Dans quelle mesure l'institutionnalisation accélère-t-elle le déclin fonctionnel de la personne âgée?
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- DE WULF SOIZIC Titre du mémoire : Dans quelle mesure l’institutionnalisation accélère-t-elle le déclin fonctionnel de la personne âgée ? Promoteur et Co-promotrice : Professeur Christian Swine et Madame Anne-Sophie Lambert Mots-clés : Déclin fonctionnel – Personnes âgées – Fragilité – Maison de repos- Maison de repos et de soins – Soins à domicile – Dépendance Contexte : Actuellement, la maison de repos est encore associée à la déchéance et à la fin de vie proche par de nombreuses personnes âgées et également par une proportion de la population plus jeune. C’est pourquoi, en raison de cette vision négative que nous ressentons également et pour un nombre croissant de personnes âgées, nous avons eu l’envie d’approfondir cette thématique. L’objectif de cette étude est, dans cette perspective, d’amener une réflexion autour de la personne âgée en maison de repos et à domicile. La problématique est par conséquent la suivante : Dans quelle mesure l’institutionnalisation accélère-t-elle le déclin fonctionnel de la personne âgée ? Méthodes : Pour répondre à la problématique, nous avons choisi de recueillir le point de vue des professionnels. A cette fin, un questionnaire a été créé par nos soins et complété par 102 infirmiers, dont 50 d’entre eux travaillent en maison de repos et 52 autres sont des professionnels en soins à domicile. L’analyse des réponses au questionnaire des deux groupes permet de récolter la perception des infirmiers sur divers aspects de la dépendance dans leur patientèle. Résultats : Les réponses récoltées montrent, bien entendu, qu’il y a des différences significatives entre la maison de repos et le domicile ; notamment, dans les activités de la vie quotidienne. Selon une majorité des réponses des infirmiers, il y a plus de personnes qui ont des difficultés pour s’habiller, se déplacer, aller à la toilette et manger en maison de repos qu’à domicile. Une différence importante apparaît dans les réponses des infirmiers concernant l’adéquation du lieu de vie des personnes âgées qu’ils ont en soins. Il en ressort que 62 % des infirmiers en maison de repos estiment qu’une proportion significative de leurs résidents auraient pu rester à domicile contrairement à 32,7 % des infirmiers à domicile qui déclarent qu’une proportion de leurs patients devrait plutôt se trouver en maison de repos. Conclusion : Avec ces éléments, nous ne pouvons directement étayer notre hypothèse, mais le fait que, du point de vue des professionnels en institution, une proportion des résidents auraient pu rester à domicile est interpellant. Pour ces personnes, le milieu institutionnel pourrait avoir des effets fonctionnels néfastes qui auraient peut-être pu être évités par le maintien à domicile. Toutefois, nous n’avons pas les éléments pour sous-tendre cette conjecture. Un suivi fonctionnel comparatif des patients tant à domicile qu’en institution et disposant du même profil au départ pourrait seulement démontrer une éventuelle différence dans la dynamique du déclin fonctionnel selon l’environnement de vie.