Comment les représentations liées aux méthodes de contraception masculines réversibles influencent-elles leur utilisation, chez les étudiants âgés entre 18 et 25 ans de l’Université catholique de Louvain ?
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- Introduction : Malgré une offre large de contraceptifs féminins, le taux de grossesses non planifiées dans le monde demeure un problème de l’ordre de la santé publique. Notamment face à une volonté des femmes de reprendre le contrôle de leur corps, un réel besoin et désir de la population de partager la charge contraceptive entre les hommes et les femmes se manifeste. La contraception masculine se voit cependant freinée par manque d’investissement des géants pharmaceutiques, par méconnaissance du secteur médical, ou encore par des enjeux culturels reliés aux stéréotypes de genre. Ce travail ambitionne donc d’interroger les étudiants entre 18 et 25 ans de l’UCL quant à leurs représentations de la contraception, du partage de celle-ci, ainsi que des méthodes contraceptives masculines réversibles. Objectif(s) : Le but principal poursuivi par ce mémoire est de dresser un « état des lieux » des représentations des hommes âgés entre 18 et 25 ans étudiant à l’UCL, quant aux méthodes de contraception masculines réversibles disponibles en Belgique, en questionnant l’influence de celles-ci sur leur utilisation. De plus, ce travail cherche à évaluer les ressources et sources d’informations mobilisées par ces jeunes au sujet de la contraception, et du partage de la charge contraceptive. Méthodes : Ce mémoire mobilise des méthodes de recherches qualitatives. Par des entretiens semi-dirigés, les représentations des hommes étudiant entre 18 et 25 ans à l’UCL seront interrogées. Résultats : Les résultats démontrent une dynamique participative des étudiants quant à l’implication dans leur responsabilité contraceptive, bien qu’elle soit conditionnée par les représentations de l’homme quant à sa situation relationnelle, son rapport social à l’égalité des genres, ses expériences passées, ou encore son entourage familial. Les répondants légitiment le débat mené par les femmes et leur demande d’une contraception meilleure ou d’une alternative masculine. Ils identifient également certains freins et motivations à l’utilisation de la contraception masculine réversible, les étudiants étant souvent tiraillés entre l’efficacité, la naturalité, et le confort des méthodes proposées. Conclusion : Cette recherche éclaire les représentations, notamment acquises par l’expérience, l’entourage et les connaissances des étudiants quant à leur contraception, au partage de la responsabilité contraceptive, et au recours aux contraceptifs masculins réversibles. Les hommes démontrent un désir grandissant de partage de la charge contraceptive, se manifestant par diverses implications auprès de leur partenaire. Dès lors, il est primordial de soutenir le développement de contraceptifs masculins pour une égalité contraceptive, la contraception étant l’un des chemins menant à l’égalité des genres, à une vie sexuelle libre et responsable, ainsi qu’à la diminution des interruptions volontaires de grossesses.