Comment le personnel d’une institution autogérée expérimente-t-il l’exercice du pouvoir de décision organisationnel ?
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- Comment le personnel d’une institution autogérée expérimente – t – il le pouvoir de décision organisationnel ? Nous nous sommes penchés sur une institution psychothérapeutique et pédagogique de la région du Centre qui fonctionne en autogestion. Notre but était de comprendre comment le personnel ressentait l’exercice du pouvoir de décision dans une structure revendiquant un fonctionnement sans dirigeant. Nous avons choisi d’aborder cette problématique par le biais d’entretiens semi-directifs. Si de premier abord, on peut penser qu’une organisation fonctionnant sans chef réel ressemble à un camp de vacances, l’expérience nous montre pourtant qu’il n’en n’est rien. Des tensions, des conflits, des stratégies employées par le personnel, des alliances, des satisfactions, de la motivation, comme du découragement ponctuent la vie professionnelle des prestataires de l’institution, toutes disciplines confondues. Il serait facile aussi de penser que l’anarchie devrait régner dans ce genre de système, mais nous n’y avons rien trouvé de tel. L’expérience de ce type de gouvernance semble être un facteur clé qui fait que les travailleurs mettent du temps à s’initier à ce mode de fonctionnement et à décider s’ils persistent ou pas. Ensuite, les personnes convaincues du bon aloi de cette pratique, continuent à fonctionner, en se nourrissant de l’autonomie, de la créativité et du droit de contester, de s’affronter au besoin, pour nourrir la machine institutionnelle, qui, depuis 1973, semble toujours s’autoréguler, en s’ajustant par rapport aux grains de sable qui perturbent le système. Celui, ci, une fois remis en marche, se trouve incrémenté d’un événement supplémentaire qui enrichit le collectif, en vue d’une prochaine autorégulation au besoin. Nous pensons judicieux d’orienter le lecteur désireux d’approfondir le sujet, vers les publications de Kinoo, Oury, Vander Borght&Meynckens, De Backer, Nayar, Neill, Crozier&Friedberg et Gérard, cités dans notre bibliographie.