Validation de l'échelle des écarts entre les sois pour la dimension corporelle (Self-Discrepancies Scale-Body)
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- La présente étude a pour but de valider les qualités psychométriques de l’échelle d’écarts entre les sois pour la dimension corporelle. Pour se construire un idéal de beauté, l’individu pourra se construire un idéal de beauté différent ou non que l’idéal attendu par les autres (Wienke, 1998). Cependant, plusieurs mécanismes sont en jeux comme la comparaison sociale et l’internalisation des idéaux de beauté (Rodgers, 2022 ; Rousseau et al., 2011). La théorie des discordances de soi (Higgins, 1987) distingue trois sois. La même distinction peut être faite au niveau corporel : a) le corps perçu ; (b) le corps idéal ; (c) le corps socialement prescrit (Vartanian, 2012). Le corps prescrit et le corps idéal deviennent des autoguides pour les individus. Quand un écart est ressenti entre le corps perçu et un autoguide par l’individu, de la détresse peut subvenir. Des différences de détresses émotionnelles se développent en fonction de l’autoguide impliqué (Nef, 2016). Un manquement d’outil clinique est observé afin d’étudier ces discordances corporelles et la détresse reliée. Philippot et al. (2018) ont créé une échelle des écarts entre les sois (S-DS) permettant de faire la distinction entre les différents sois et la détresse ressentie face aux écarts. Dans cette étude, la structure de la S-DS a été utilisée afin d’analyser les écarts corporels et la détresse. L’étude permet de valider les qualités psychométriques de l’échelle. L’échelle des écarts des sois pour la dimension corporelle a été administré à une population adulte en même temps que des échelles étudiant la dépression, l’anxiété, l’estime de soi, les troubles alimentaires, le perfectionnisme, la satisfaction corporelle et l’estime de soi sociale. L’analyse factorielle détermine trois dimensions de l’échelle : les écarts et les détresses, les traits souhaités et les traits indésirables. L’échelle permet de différencier différentes vulnérabilités émotionnelles en fonction de l’autoguide impliquée. L’analyse test-retest démontre une cohérence. Des limites de l’outil sont présentes. Une analyse de l’impact de la grandeur n’a pas été réalisé. L’internalisation des idéaux de beauté est un obstacle à la différenciation des idéaux personnels et prescrits. Permettre d’analyser l’internalisation semble pertinent. Une analyse approfondie des mesures idiographiques afin de prendre en compte leur plus-value serait également pertinente. Les données suggèrent que l’échelle des écarts entre les sois pour la dimension corporelle est une mesure valide et permet de prédire des différences de vulnérabilité par rapport aux écarts corporels.