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LEFEVRE_644-15-00_2021.pdf
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- La révolution industrielle a emporté l’eau avec elle, provoquant une déshydratation des villes suivie d’une déshérence de leurs berges et quais. Dans le cas de Lille, cela fait des années qu’est ignorée la voie d’eau, alors que ses nuisances — réelles ou supposées — sont sur toutes les lèvres. L’entrée dans le XXI ème siècle affiche cependant la volonté d’un renouveau écologique afin de lutter contre le réchauffement climatique dont souffrent les vivants. C’est là que l’architecte- urbaniste se doit d’intervenir en concevant sur les secteurs les plus stratégiques des projets qui, dans leur domaine, fassent force de propositions innovantes et visionnaires afin de coexister avec les aspirations contemporaines qui définissent l’actuelle perception de notre société. Composer avec l’eau, ses bords, sa surface et les caprices de ses intempéries forme la condition sine qua non d’un développement de la gouvernance de l’eau en milieu urbain. Les leviers à activer sont pluriels et doivent rester vertueux. C’est dans cette direction que ce travail de fin d’étude dessine une certaine réponse à l’imperméabilisation des sols et le réchauffement climatique en proposant un exemple de reconquête de l’eau à Lille dont le rayonnement se veut multiscalaire : l’échelle du détail d’une architecture faisant la part belle aux pluies nordiques, l’échelle humaine dédiée à ceux qui parcourent les bords de la Deûle, l’échelle de la ville au bord de l’eau, l’échelle transfrontalière où s’active un travelling bleu, et enfin l’échelle territoriale où Lille occupe désormais un point d’arrivée ou de départ pour les plaisanciers.