Le burn-out de l'aidant proche d'une personne présentant un trouble neurocognitif majeur de type Alzheimer: étude des facteurs de risque et de protection
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- Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes d’un trouble neurocognitif majeur de type Alzheimer s'accroît. Le maintien à domicile de la personne malade n’est conditionné que par la présence et l’appui de l’aidant dont la place est cardinale. Il doit s’adapter au déclin de son proche et aux changements comportementaux, l’obligeant à faire le deuil de sa relation et investir un nouvel attachement. L’entrée en vigueur le 1er septembre prochain de la loi concernant le congé de l’aidant lui permettra d’obtenir une réduction du temps de travail et de bénéficier d’indemnités compensatoires. Toutefois, le soutien constant de l’aidé pourrait le mener au burn-out. Au travers de la littérature, nous avons recensé des facteurs de risque et de protection du burn-out de l’aidant. Sur base de ces éléments, nous avons établi un questionnaire dont l’objectif était d’étudier l’influence des facteurs relatifs à l’individu et au contexte de l’aide informelle. Nous nous sommes également interrogés sur l’impact des services d’aide extérieure. Pour ce faire, nous avons utilisé le Maslach Burnout Inventory (MBI) adapté aux aidants en vue d’identifier si certains facteurs ont un impact sur les trois sous-dimensions du burn-out (l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et l’accomplissement personnel). Nous avons pu observer l’importance de certains facteurs tels que l’aspect social et relationnel qui jouent un rôle central dans la dyade aidant-aidé tant au niveau de la littérature que de notre recherche. Insister sur l’importance de la prise en compte des facteurs de risque, la nécessité de renforcer et/ou de mettre en place des facteurs de protection, sont autant d’outils pour se prémunir contre le burn-out.