La communication non violente à l’école : qu’en disent les acteurs ? Quels sont les effets d’activités destinées à la développer chez les élèves ?
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- Cette recherche se situe dans les domaines de la communication non violente (CNV) et de l’enseignement. Elle comporte un état de l’art non exhaustif relatif à ces deux domaines témoignant d’un vide dans la littérature scientifique liée spécifiquement la CNV. Plus précisément, notre recherche se compose de deux études. Afin de tenter de palier à ce vide scientifique et préciser notre recherche, une première étude consiste en la prise d’indices auprès de cinq acteurs de terrain (enseignants et formateurs) utilisant la CNV par une série d’entretiens. La seconde réside dans une démarche expérimentale auprès d’élèves de 5e et 6e primaire. Dans notre première étude, l’analyse par codage des entretiens réalisés auprès des acteurs de terrain nous a permis de faire émerger 8 thèmes : les constats de violences, les origines, les formations, les effets chez les enseignants, les effets chez les élèves, les entraves, les outils et la philosophie de vie. Nous avons choisi de sélectionner la thématique des « effets chez les élèves », thème autour duquel nous avons construit notre hypothèse générale: « des activités de CNV ont une influence sur les élèves ». Nous avons ensuite choisi de définir cette hypothèse générale par 2 sous- hypothèses : « des activités de CNV ont une influence sur la manière de s’exprimer de l’ élève » et « des activités de CNV ont une influence sur l’ambiance de la classe ». Notre deuxième étude tend à tester ces hypothèses par une démarche expérimentale dans laquelle deux classes, une expérimentale (qui a vécu de activité de Savoir Parler sur la CNV) et une contrôle (qui n’a pas vécu ces activités), participent à un conseil de classe. L’analyse des données recueillies (par l’enregistrement audio et vidéo de ces conseils de classe) par une grille d’observation, un sociogramme de Moreno, un test statistique et un questionnaire métacognitif nous permettent d’affirmer que, dans le cadre très précis de notre expérimentation, les activités de CNV n’ont pas d’influence sur la manière de s’exprimer de l’élève, mais bien sur l’ambiance de classe. Les limites de la taille de l’échantillon, de la durée et de la singularité de l’expérimentation ne permettent pas d’inférer nos résultats à une plus grande population et laissent ainsi la voie ouverte à d’autres recherches.