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Validation du dosage de l'albumine fécale comme mesure de la perméabilité intestinale chez le patient alcoolique

(2018)

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L’hyperperméabilité intestinale semble être au cœur de la physiopathologie de la maladie alcoolique. Elle participerait ainsi à l’installation de processus lésionnels sur divers organes. Sa mesure présente donc un réel intérêt dans la recherche clinique et c’est ainsi que se sont développés au cours des dernières décennies, des tests de perméabilité digestives basés sur l’utilisation de molécules marqueurs. Ces dernières, administrées oralement, traversent la barrière intestinale, rejoignent le compartiment sanguin avant d’être ultra-filtrées dans les urines où elles sont quantifiées. Parmi elles, on compte le 51Cr-EDTA, méthode de référence pour cette étude. Face aux inconvénients de ces tests, une méthode alternative pourrait s’avérer intéressante: la mesure de l’albumine fécale. Le principe de son utilisation reposerait sur un passage accru de l’albumine depuis le sang vers la lumière intestinale en présence d’une altération de la barrière intestinale et des capillaires intestinaux. N’ayant pas de données dans la littérature chez l’homme, nous nous sommes proposés de mener une étude pilote sur la validation du dosage de l'albumine fécale comme mesure de la perméabilité intestinale chez le patient alcoolique en le comparant à la méthode de référence énoncée plus haut. Pour cela, il a été a constitué un groupe de patients alcooliques (n=27) admis pour un sevrage de trois (3) semaines dans le service d’hépato-alcoologie des Cliniques Universitaires Saint Luc. Chez ces derniers, la perméabilité intestinale a été mesurée à l’aide du 51Cr-EDTA et de l’albumine fécale aux temps T1 (début du sevrage) et T2 (après deux semaines d’abstinence). Nous avons également constitué un groupe de volontaires sains (n=12) chez qui il a été effectué les mêmes mesures. L’analyse des résultats obtenus avec chacune des méthodes a mis en évidence l’existence de sous-groupes de patients alcooliques présentant une perméabilité intestinale en T1 significativement plus élevée que celles des volontaires sains. Par ailleurs, chez ces patients, une diminution statistiquement significative de la perméabilité intestinale à la faveur des deux semaines d’abstinence a été observée. Ces résultats ne sont pas retrouvés dans les sous-groupes de patients à perméabilité intestinale initiale considérée normale. Ces résultats, concordant avec ceux de la littérature, nous ont encouragés à considérer l’albumine fécale comme un marqueur valable de la perméabilité intestinale chez le patient alcoolique. Cependant, il n’a pas été mis en évidence de corrélation entre les résultats obtenus avec les deux marqueurs. Nous restons donc prudents et encourageons la mise en place d’études sur un plus grand échantillonnage de patients.