ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Vivre ou survivre de la musique : aspects du paysage musical urbain en Wallonie et à Bruxelles au XIXème siècle d’après les documents d’archives

(2018)

Files

Heugens_65491300_2017-2018.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 2.13 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Martin Heugens, Vivre ou survivre de la musique. Aspects du paysage musical urbain en Wallonie et à Bruxelles au XIXème siècle d’après les documents d’archive. Année académique 2017-2018, session de septembre. Promoteur : John Van Tiggelen. Le paysage urbain du XIXème siècle en Wallonie et à Bruxelles connait un foisonnement musical qui témoigne d’une animation toute particulière. Dans le plus commun des théâtres que constituent les rues des villes, déferlent musiciens ambulants, colporteurs, joueurs d’orgue, crieurs publics, saltimbanques et forains, éveillant la curiosité des uns et s’attirant les foudres des autres. Dans les cabarets, estaminets et autres guinguettes, les chansonniers du dimanche distraient, instruisent et dénoncent dans un langage populaire favorisant le contact avec la population. Toutes ces figures, professionnelles et amateures, entretiennent un lien particulier avec la musique, assument une place incontournable dans la musicalité des villes et sont les dépositaires de certaines fonctions de la musique, appréciée dès lors pour sa qualité de medium social. Dans cette recherche, fondée essentiellement sur les archives judiciaires, la musique est envisagée comme un phénomène de société permettant de donner une lecture socio-historique et musicologique de l’environnement musical urbain au travers des relations entre musique et « professionnels » ou supposés tels de la musique. Une large part des individus impliqués dans l’activité musicale urbaine se définit par leur caractère ambulant ou itinérant. Cette particularité des professions musicales ambulantes et de colportage urbain témoigne d’une forte instabilité situationnelle causée par une situation socio-économique précaire, un environnement légal défavorable et une dynamique migratoire importante. Pour ces professions que l’on considère généralement comme « de dernier recours », la musique apparait souvent voire toujours comme un instrument de survie camouflant, derrière un esthétisme relatif, une pauvreté certaine. Néanmoins, la proximité que ces professions ambulantes musicales entretiennent avec la population fait de ces individus les acteurs privilégiés d’une médiation sociale, incorporant la diffusion de l’information, la transmission d’un corpus musical composite alliant culture populaire et culture élitiste et la dénonciation ou la revendication relatives à des situations vécues comme injustes. Colporteurs et musiciens ambulants intègrent ainsi et malgré leur précarité une structure « professionnelle » élargie à toute la chaîne de production qui comprend également les individus assurant l’édition (imprimeurs), la diffusion (crieur public), la création (chansonnier) et la production (cabaretier) des contenus musicaux.