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Bastogne_87041000_2017.pdf
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- Beaucoup d’études examinent les interactions interlangues chez les personnes bilingues. Bien qu’il y ait un consensus dans la littérature sur l’accès non sélectif aux représentations des deux langues, les résultats des études ne vont pas toujours dans la même direction. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons utilisé le paradigme de reconnaissance n-back pour examiner les interactions interlangues au niveau lexical chez le bilingue. La tâche n-back fait intervenir l’interférence proactive qui a un effet négatif (temps de réaction plus longs) sur les performances du sujet lors de la tâche. Le but de ce mémoire était de savoir si, lorsqu’on change les caractéristiques de la tâche et des mots, il y a des changements dans l’activation des deux langues, changements qui se traduisent par de l’interférence proactive. Pour ce faire, nous avons testé 42 participants bilingues non équilibrés mais hautement compétents. Quatre tâches ont été créées : deux en français et deux en anglais. Des homographes interlangues ont été introduits dans les tâches en tant que leurres. Ces homographes variaient en fréquence relative dans chaque langue. Le but était d’analyser s’il y a présence d’interférence proactive sur ces leurres indiquant les interactions interlangues. Nos résultats ont révélé un effet des leurres contenant des homographes interlangues dans une seule des quatre tâches. En effet, de l’’interférence proactive a été observée dans la tâche réalisée dans le L2 des participants en présence d’homographes dominants en L1. Ces résultats ont indiqué que l’inhibition d’une langue dépend des caractéristiques des mots (comme la fréquence) mais aussi de la dominance de la langue et donc du contexte.