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La réforme du divorce en droit marocain : entre traditions religieuses et influences occidentales

(2015)

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Cet écrit aborde le divorce au Maroc, qui tout comme le droit familial marocain, est conçu à travers des tendances idéologiques qui - au premier abord - semblent contradictoires. Cette diversité est à l’origine de la complexité de ce droit puisque la Moudawana tente de trouver un compromis entre les différentes valeurs prônées tant par les traditionalistes que par les modernistes. De nombreuses questions se dégagent d’un tel constat. En effet, quelle est l’importance réelle de la donnée religieuse au Maroc ? Quelle répercussion cette dimension religieuse porte-t-elle sur le système juridique de ce pays ? Quel est l’impact des valeurs occidentales sur un Etat comme le Maroc ? En matière familiale, prône-t-on davantage les valeurs religieuses ou les idéologies venant d’ailleurs ? Pourquoi le domaine familial est moins enclin face aux changements que les autres branches du droit ? L’actuelle Moudawana créée en 2004 est-elle une réelle avancée ou est-elle une continuité des vestiges du passé ? Quelles sont les difficultés d’application rencontrées par la Moudawana ? Les dérives et pratiques abusives connues au Maroc sont-elles issues de la religion musulmane ou bien de la société marocaine elle-même, en particulier de la gente masculine ? Cet écrit tente d’apporter des réponses cohérentes à l’ensemble de ces problématiques sans prétendre à l’exhaustivité. Nous tâcherons donc de démontrer en quoi les notions - que sont religion et modernité - qui au premier abord semblent si antinomiques peuvent cohabiter ensemble et créer un code familial répondant aux nombreuses attentes de la société contemporaine marocaine. Une telle démonstration se fera par l’exemple du divorce qui - comme nous le verrons - maintient des institutions ancestrales (Talaq et Khol’) ayant une forte assise religieuse, tout en leur ajoutant des nouveaux mécanismes (Chicaq et divorce par consentement mutuel) plus efficients pour l’époque actuelle. Pour ce faire, notre argumentaire se basera essentiellement sur la définition que nous pouvons apporter au concept de modernité. En effet, nous constaterons que cette notion au Maroc ne correspond pas nécessairement à celle défendue par l’Occident, la Moudawana estimant qu’il ne faut pas nécessairement être un État laïc pour aspirer aux exigences de son temps et que l’aspect religieux peut, dans certains pays comme le Maroc, contribuer à l’avancée d’une nation.