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- Depuis l’apparition de ce terme proposé par Freudenberger dans les années 70, le burnout connaît un essor retentissant. D’après le “Job Demands Resources Model (JD-R)” (Demerouti et al., 2001), le burnout se développe suite à l’interaction d’exigences professionnelles intenses avec des ressources professionnelles insuffisantes et peut concerner toutes les sphères du monde du travail. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons choisi de porter notre focus sur une catégorie de professionnels spécifique, les intervenants d’aide en prison. Ces derniers comprennent les psychologues, les criminologues et les assistants sociaux qui viennent en aide aux détenus de nos prisons. De nos jours, ces dernières sont un environnement de travail compliqué. La demande venant des détenus en termes de soutien psychologie ou social ne fait que croître, tandis que les moyens mis à dispositions des professionnels leur venant en aide, tels que des bureaux appropriés, un soutien financier ou une certaine reconnaissance, sont limités (Bertrand et Clinaz, 2015). Or, il paraît essentiel que pour qu’une prise en charge appropriée des détenus soit mise en place, les intervenants leur venant en aide ne soient pas en souffrance. Certains facteurs peuvent cependant contribuer au développement d’un burnout auprès de ces professionnels. Nous avons choisi d’en étudier cinq dans le cadre de notre recherche afin d’observer dans quelle mesure ceux-ci peuvent être des facteurs de risque du burnout chez les intervenants d’aide en prison. Ces cinq facteurs sont l’autonomie au travail, le cadre de travail, les relations avec les collègues et avec les supérieurs, la charge émotionnelle ressentie au travail et la violence subie au travail. Pour répondre à nos questions, nous avons évalué le score moyen de nos 106 participants à des échelles mesurant chaque facteur ainsi qu’à une échelle du burnout, le “Burnout Assessment Tool (BAT)” (Schaufeli, De Witte, & Desart, 2019). Les résultats de notre étude nous indiquent que la charge émotionnelle ressentie au travail est un facteur prédictif du burnout. Par ailleurs, au plus un intervenant d’aide fait preuve d’autonomie au travail ou possède de bonnes relations avec ses collègues, au moins son score à l’échelle de burnout sera élevé. Les analyses n’ont pas permis de montrer de lien significatif entre le burnout et la violence au travail, le cadre de travail ou les relations avec les supérieurs. D’autres études sont nécessaires afin d’élargir la recherche à d’autres facteurs, pour protéger du burnout les psychologues, assistants sociaux ou criminologues travaillant en milieu carcéral.