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LAMBERT_98241400_FILO2M.pdf
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- Mon mémoire tournera autour du sublime, compris dans le sens que lui donnent au XVIIIe siècle Kant et Burke : pour dire les choses très brièvement, le sublime, pour eux, résulte d’une confrontation à quelque chose qui nous dépasse, et qui nous effraie donc généralement aussi – confrontation à la violence du monde et, via cette violence, confrontation à nous-mêmes. A l’aide de cette notion, que je compte développer bien sûr, j’aimerais m’intéresser à deux manifestations artistiques contemporaines dont le succès planétaire m’interpelle : le film The Revenant et le personnage du zombie, vedette paradoxale et incontestable des séries télévisées actuelles. La question philosophique de mon travail sera la suivante : n’assistons-nous pas aujourd’hui, après le à un fort retour de ce sublime ? et, si tel est le cas, comment pouvons-nous interpréter cette espèce de « retour du refoulé », que dit-il de nous, de notre époque, de nos craintes, de nos souhaits, de nos fantasmes ? Pour creuser cette question, j’aimerais, après un détour par le contexte historique qui a vu émerger la notion de sublime, me centrer sur le cinéma (The revenant) et le genre post-apocalyptique (le zombie), médias qui cristallisent peut-être le mieux aujourd’hui une espèce d’inconscient collectif. Maxime Coulombe (Petite philosophie du zombie, PUF, 2012) en fait une analyse stimulante qui enrichira mon travail. Que nous tenterons toutefois de dépasser, afin de voir si le véritable plaisir éprouvé face à ce genre si particulier n’est finalement pas celui du dépassement de l’être humain se confrontant au sublime, et parvenant à lui tenir tête.