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Attentes et suggestions des jeunes généralistes concernant la prise en charge de leurs patients sous traitement de substitution aux opiacés : identifier les attentes et suggestions des jeunes médecins généralistes en Belgique francophone par rapport à des outils qui amélioreraient la prise en charge de leurs patients sous traitement de substitution aux opiacés, au moyen d'interviews semi-dirigées

(2023)

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Contexte : Les médecins généralistes vont devoir jouer un rôle plus important concernant la prise en charge des patients sous traitements de substitution aux opiacés (TSO) au vu de la problématique grandissante et de la saturation des centres. Plusieurs études ont mis en évidence des obstacles à la prise en charge de ces patients en médecine générale. Les assistants étant la médecine de demain, il serait intéressant de connaitre les difficultés qu'ils rencontrent et de les interroger par rapport à leurs attentes pour proposer des pistes menant à une amélioration de l’avenir des soins de santé concernant les TSO en médecine générale. Méthodologie : Sept assistants et deux médecins francophones ayant une pratique < 5 ans en médecine générale ont été interviewés dans le cadre d’une étude qualitative, à l’aide d’un guide d’entretien. Ces jeunes médecins suivent ou ont suivi des patients sous TSO. Les interviews semi-dirigées d’une durée d’environ 1h20 ont été analysées selon la méthode de la théorie ancrée, et les résultats ont été comparés à la littérature sélectionnée. Résultats : Les médecins ont mis en évidence des obstacles spécifiques aux patients et aux praticiens. Ils ont également rapporté des problèmes liés au marché noir, ainsi qu’au cadre légal. Les croyances du patient sont un des obstacles rapportés par les médecins, qui entravent la bonne prise en charge. En médecine générale, la plupart des patients sont stables et réguliers. L’agressivité reste anecdotique. La prise en charge des comorbidités somatiques ou psychiatriques semble difficile à mettre en place, en raison de la non-compliance du patient, et de son manque de motivation. Chez les praticiens, le genre féminin et la pratique solo ont été rapportés comme problématique par les répondantes. Est également revenue la question des propres limites, ce que chacun est prêt à accepter ou pas. Relevons le souci de l’accessibilité temporelle aux soins de santé mentale, ainsi qu’un obstacle spécifique aux jeunes médecins (excès de prudence par peur de poursuite judiciaire), et un propre aux assistants (non-comptabilisation par le maitre de stage des heures prestées en centre). Le shopping médical ne semble pas trop concerner les TSO, par contre le marché noir est une problématique à considérer. Le cadre légal est vu soit comme une ceinture de sécurité, soit comme une contrainte. Les outils principaux lors de la consultation comprennent un état d’esprit à avoir en acceptant l’ambivalence et l’absence de réel contrôle sur la consommation, une charte d’organisation et de prescription à mettre en place dès la première consultation, une étroite collaboration avec les pharmaciens, un travail en équipe idéalement de type maison médicale, un travail en réseau avec des psychologues et des assistants sociaux. Parmi les suggestions et les pistes du futur, semblent nécessaires entre autres un travail de conscientisation ainsi qu’une meilleure formation, une pratique de groupe et un travail en réseau dont une collaboration avec les pharmaciens, des outils afin de diminuer le marché noir, et un soutien des autorités. Conclusions : Les obstacles relevés par les jeunes médecins semblent relativement similaires à ceux qui ont été rapportés dans la littérature. Il ressort cependant des interviews qu’un des obstacles majeurs à affronter est la problématique du marché noir. L’usager qui consulte est avant tout un être humain qui a besoin d’être écouté, plutôt que d’être soumis à un contrôle urinaire. La prise en charge du patient qui fait face à des problèmes de dépendance implique d'accepter les hauts et les bas, les rechutes et le manque de compliance. Les médecins et les autorités sanitaires devraient collaborer pour offrir aux patients le soutien dont ils ont besoin, en mettant en place des mesures concrètes de manière à assurer d’une part l’accessibilité des traitements, et d’autre part à assurer la protection contre les dommages dérivant du mésusage de ces médicaments.