Inhibition cognitive et créativité : investigation de l’effet médiateur de la prise de risques et de l’effet modérateur de la symptomatologie TDA/H.
Files
Sauvage_01421700_2022.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 970.11 KB
Sauvage_01421700_2022_Errata.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 167.75 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- À l’heure actuelle, la créativité est reconnue comme étant une habilité essentielle. Celle-ci se définit comme la capacité à réaliser des productions à la fois nouvelles et adaptées au contexte dans lequel elle se manifeste (Runco & Jaeger, 2012). En outre, elle est permise par l’interaction de diverses aptitudes. En ce sens, le développement des compétences cognitives et conatives influence l’expression de la créativité. Respectivement, ce mémoire porte sur ces deux compétences : l’inhibition cognitive et la tendance à la prise de risques. Bien que la contribution de la prise de risques a été établie dans plusieurs études, le lien entre l’inhibition cognitive et la créativité est moins clair. Son implication est d’autant plus incertaine dans le trouble d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Par conséquent, tout l’enjeu de cet exposé est de mieux apprécier l’implication de l’inhibition cognitive dans la génération d’idées créatives. Ainsi, nous avons cherché à comprendre la relation entre l’inhibition cognitive et le potentiel créatif. En outre, l’influence médiatrice de la prise de risques ainsi que le rôle modérateur de la symptomatologie TDA/H ont été investigués. Ceci nous permet d’avoir une perception multidimensionnelle de la créativité par la prise en considération tant de la cognition que la dimension individuelle par la prise de risques. Sur base d’un échantillon de 73 enfants, des analyses statistiques ont été effectuées à l’aide de modèles en pistes causales multigroupes dans le cadre d’équations structurelles. Les résultats de notre recherche mentionnent que l’inhibition cognitive a un effet positif sur la pensée associative seulement dans le groupe d’enfants tout-venant. En outre, les résultats indiquent que la prise de risques créative était négativement liée à l’idéation créative graphique opérationnalisée à l’aide de la tâche de transformation d’objets. A contrario, la prise de risques récréative était, quanta elle, associée positivement à l’idéation créative graphique opérationnalisée par la tâche de figures incomplètes. Qui plus est, le groupe d’enfants tout-venant modère la relation entre l’inhibition cognitive et le potentiel créatif mis en œuvre par l’exercice créatif d’inclusion d’objets. Les autres hypothèses testées n’ont pas mis en exergue des résultats significatifs. Pour terminer, ils ont été interprétés à la lumière de la littérature scientifique. Enfin, les limites ainsi que l’implication pratique de cette étude ont été discutées.