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Réalisation complète du bilan carbone de l'entreprise Climact

(2021)

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Ce présent rapport s’inscrit dans la finalisation de mon master complémentaire en sciences et gestion de l’environnement à l’UCLouvain, par la synthèse du stage que j’ai réalisé entre octobre 2020 et janvier 2021 chez Climact. Climact est une compagnie de consultance/conseil en énergie et changement climatique basée à Louvain-la-Neuve et constituée d’une vingtaine de membres. Ce document présente le projet le plus significatif sur lequel j’ai travaillé durant mon stage : le bilan carbone de Climact. Climact est une entreprise experte en réalisation de bilans carbone et j’ai eu la grande opportunité de réaliser le leur en étant suivi et aidé par des experts. L’objectif de mon stage est d’intégrer et de supporter, suivant le besoin, l’équipe de Climact dans ses projets en lien avec d’autres entreprises. Cela va de la réalisation de bilans carbone et de stratégies de réduction d’émissions, au développement d’outils et modèles d’aide à la décision. Les projets de Climact se rassemblent par leur finalité commune, qui est la diminution des émissions de gaz à effet de serre associées aux organisations faisant appel à ses services. Ces activités s’inscrivent dans la lutte contre le changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre anthropiques. Celui-ci est lié à de nombreuses problématiques environnementales, telles que l’élévation du niveau de la mer, la perte de biodiversité ou l’intensification des évènements de climat extrême. Le corps du document est la présentation de la réalisation complète du bilan carbone de Climact, pour les années 2018, 2019 et 2020. La méthodologie suivie est celle prescrite par le GHG Protocol. Il s’agit de comptabiliser tous les postes d’émissions directes et indirectes associés à l’organisation, e.g. émissions de gaz à effet de serre (GES) directes provenant de la combustion de gaz naturel de la chaudière et indirectes issues du contenu carbone du matériel informatique acheté. Cet exercice se décompose en trois étapes : la collecte des données, la recherche des facteurs d’émissions et la consolidation des émissions de GES. La collecte des données consiste à rassembler les données requises au calcul des postes d’émissions de l’organisation. Avant de l’entamer, il est nécessaire de bien appréhender l’organisation en s’assurant de la bonne compréhension du périmètre organisationnel et opérationnel de celle-ci. Cela permet de délimiter le périmètre des émissions à prendre en compte, et donc des données à collecter. La recherche des facteurs d’émissions intervient dans la conversion entre les données (e.g. consommation d’électricité, distance parcourue pour le navettage, etc.) et leur équivalent carbone (e.g. émissions de GES associées à la consommation d’électricité, au navettage, etc.). Enfin, la consolidation des émissions est la mise en forme des résultats et la présentation du bilan carbone ainsi que la mise en évidence des postes à hautes émissions. Le bilan carbone de Climact s’élève à 60 tonnes de CO2e en 2020, à titre informatif, cela correspond à environ 260.000 km en voiture ou 33 allers-retours Bruxelles – New York en avion. Ses émissions directes sont marginales (4%), la majorité étant indirecte, avec l’achat de biens et services et les déplacements de navettage comme postes les plus importants (65% et 23%). 2020 comptabilise significativement moins d’émissions dans son bilan que 2019 (93 tCO2e) et 2018 (106 tCO2e), effet majoritairement dû à la crise sanitaire de 2020 et aux besoins réduits de sous-traitance des projets de l’année. S’en suit une discussion sur l’applicabilité et la représentativité des résultats. Il y est mis en évidence la qualité du bilan carbone de Climact, celui-ci étant estimé comme modeste par rapport aux autres entreprises de son secteur. L’incertitude inhérente à de telles analyses est aussi mise en exergue, celle-ci s’élève à près de 80% des émissions calculées. Le bilan carbone de Climact n’a dès lors pas valeur de calcul exact des émissions qui lui sont associées, mais plutôt de base nécessaire à la construction d’une stratégie de réduction de celles-ci. Un début de suites à ce bilan carbone est brièvement exploré en annexe, car il n’a pas été l’objet de mon travail durant le stage. Les impacts du pôle TPF de Climact, activités parallèles d’installations photovoltaïques financées par des tiers investisseurs, sont aussi analysés. L’empreinte carbone de ces activités (plus de 1500 tCO2e en 2019) est mise en perspective avec les émissions qu’elles permettraient d’éviter (près de 7 fois plus), ce qui confirme l’aspect positif de ce pôle. Pour finir, je fais un bref retour sur mes acquis personnels à la suite d’une telle expérience. Sur le plan professionnel, ce stage a marqué mon entrée dans le monde des entreprises, et du conseil plus particulièrement. Il m’a dévoilé l’intérêt de ce travail – enthousiasme et dynamisme de l’équipe, diversité et attrait des projets – ainsi que ses difficultés – délais des livrables, manque de retours tangibles – me permettant de me construire une première image fondée des implications d’un tel métier. Sur le plan technique, ce stage m’a aussi permis d’acquérir de nouvelles connaissances grâce à l’expertise de l’entreprise. J’ai aussi perfectionné mon esprit de synthèse, la communication de mes travaux, et mon bagage technique de programmes informatiques.