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La place des processus interpersonnels dans l'évaluation et l'intervention de la crise suicidaire : Application du modèle de Joiner

(2018)

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En Belgique chaque année nous dénombrons en moyenne 1979 suicides par an. De plus, en tenant compte des derniers chiffres (i.e., en 2014), notre pays se trouve à la sixième place des pays européens les plus touchés par le suicide. Dans le plan de prévention du suicide de l’Organisation Mondiale de la Santé (2014), l’évaluation et la prise en charge des comportements suicidaires sont considérées comme une des stratégies pertinentes de prévention des tentatives du suicide et du suicide abouti. Dans ma recherche d’intégration des apprentissages de la formation à ma pratique clinique, dans un centre de prévention du suicide, je me suis récemment intéressée à des modèles qui ont fait surface cette dernière décennie, tout particulièrement aux États-Unis (e.g., Klonsky & May, 2015 ; O’Connor et al., 2016 ; Van Orden et al., 2010). Ces modèles cherchent plutôt à comprendre l’étiologie des comportements suicidaires en prenant en compte la présence de processus psychologiques. Ils intègrent ces processus psychologiques non seulement dans l’évaluation du risque de passage à l’acte suicidaire, mais également dans un but thérapeutique. La théorie la plus connue et la plus largement documentée et étudiée empiriquement (Forrest & Smith, 2017) est la théorie psychologique-interpersonnelle du suicide (Joiner, Van Orden, Witte & Rudd, 2009 ; Van Orden et al., 2010). Ce modèle postule que les individus qui décèdent par suicide présentent tant le désir suicidaire que la capacité à se suicider. Ainsi, le désir se développerait en présence d’un besoin non-comblé d’appartenance à d’autres individus et aussi de la perception d’être un fardeau pour son entourage (d’être inefficace). Quant à la capacité à se donner la mort, elle découlerait d’une exposition à des souffrances qui contribuerait au développement d’une tolérance à la douleur et à une diminution de la peur associées aux comportements autodestructeurs et à la mort . Mon choix de la mise en application de ce modèle théorique à l’analyse d’un cas est soutenu par sa rigueur scientifique tant dans la proposition d’évaluation du risque suicidaire que dans l’intervention en tenant compte des processus psychologiques identifiés (tels que définis par Philippot, 2016) montrant son utilité clinique. Mais il est également soutenu par le fait que ce modèle s’attarde sur l’étude des processus interpersonnels, qui sont malheureusement souvent minimisés et moins pris en compte dans le travail clinique, malgré leur inévitable importance dans la psychopathologie. A travers l'analyse de cas, ce modèle nous montre la pertinence des processus interpersonnels dans la compréhension des comportements suicidaires.