Comment l'articulation du travail productif et reproductif influence-t-il le temps partiel de compromis ? Analyse à partir de la situation des infirmières en secteur hospitalier.
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- Le secteur tertiaire prend de plus en plus d’ampleur dans notre société actuelle. Il s’est accompagné du développement de l’emploi des femmes. Parmi le secteur des services, nous retrouvons celui des soins hospitaliers. Il s’agit d’ailleurs d’un secteur auquel tout individu sera confronté un jour ou l’autre dans sa vie. Il ne cesse donc d’évoluer, de prendre de l’ampleur et requiert un personnel important. En parallèle, il est difficile d’échapper à de nombreux échos concernant la répartition inégale des tâches au sein des ménages. Il est vrai qu’il n’est pas facile tous les jours de concilier son travail avec ses devoirs familiaux, d’autant plus si ces derniers reposent principalement sur les épaules d’un seul membre du couple. Ces différentes constatations nous ont amenées à nous poser la question suivante : « Comment l’articulation du travail productif et reproductif influence-t-il le temps partiel de compromis ?». Cette analyse se basera sur la situation des infirmières dans le secteur hospitalier. Au regard de nos données empiriques, nous avons rapidement remarqué une vision plus égalitaire dans la répartition des tâches domestiques et parentales pour la plupart des professionnels des soins infirmiers que nous avons rencontrés. Nous nous sommes dès lors tourné vers un autre facteur explicatif lié à l’ethos de la profession et du secteur. Le secteur hospitalier est caractérisé par des horaires irréguliers et la pression de la rentabilité. Les infirmiers et infirmières s’accordent sur ces deux éléments comme les causes principales les ayant incités à réduire leur temps de travail. Le service en question joue également un rôle pré-dominant. Il s’avère que les services de soins sont plus marqués par ces facteurs observés dans le secteur hospitalier. Quant à l’aspect financier que nous avons abordé, il aurait pu faire tout basculer dans la décision des infirmiers mais il s’avère que son importance est plus que minime dans le groupe professionnel étudié. Pour certains pouvant bénéficier des aides accordées par l’Etat, cet aspect les aura poussés définitivement à opter pour une réduction de temps de travail. Pour autant, la différence salariale résultant d’une réduction du temps de travail, parait peu préoccupante pour ceux ne pouvant pas bénéficier d’une indemnité financière. Encore une fois, l’importance de bénéficier de plus de temps et de gagner en confort de vie parait déterminant pour les infirmiers et infirmières du secteur hospitalier.