Analyse du vécu des médecins généralistes de Charleroi face aux consultations pour burn-out : étude transversale quantitative par questionnaire auto-administré
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- Introduction : Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, représente un véritable enjeu de société, entraînant souvent de longues périodes d’incapacité de travail. Le généraliste représente souvent le premier professionnel interpellé par le sujet épuisé. Pourtant, il pourrait se sentir dépassé par la complexité du problème, tant le diagnostic différentiel est parfois subtil et les recommandations thérapeutiques peu applicables en médecine générale. Objectifs : L’objectif principal de ce travail de fin d’études était d’évaluer la fréquence d’un malaise ou de doutes ressentis par les médecins généralistes face aux consultations pour burn- out, tant dans la phase diagnostique que thérapeutique, ainsi que d’éventuels facteurs influençant la présence ou non de ces incertitudes. Méthodologie : Une étude transversale quantitative a donc été réalisée à l’aide d’un questionnaire envoyé auprès de 414 médecins généralistes du Grand Charleroi. Le questionnaire a été élaboré sur la base de mon questionnement et d’une revue de littérature non exhaustive, puis soumis à une phase pré-test auprès de cinq médecins. Résultats : Le taux de réponse est de 10%. 58,5% des répondants rapportent s’être déjà sentis mal à l’aise lors d’une consultation pour burn-out (malaise lié au diagnostic dans 83,3% des cas et à la prise en charge dans 87,5% des cas). 87,8% des répondants se sentent qualifiés pour diagnostiquer un burn-out, mais seuls 61% des répondants se sentent qualifiés pour sa prise en charge. 63,4% des répondants se sont déjà sentis mal à l’aise face à la prescription d’une incapacité de travail dans le contexte du stress professionnel (incertitude diagnostique et impression d’abus). Conclusion : Cette enquête tend à confirmer que la prise en charge du burn-out est source de doutes et d’incertitudes pour les médecins généralistes, principalement concernant la prise en charge, mais également en matière de diagnostic et d’incapacité de travail. Il serait intéressant de réaliser une étude à large échelle afin d’évaluer quels sont les difficultés et les besoins des généralistes en matière de prise en charge du burn-out. Une harmonisation des pratiques et une collaboration plus étroite entre les différents intervenants paraît en tout cas nécessaire.