Analyse de la connectivité fonctionnelle des milieux boisés à Louvain-la-Neuve
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- Louvain-la-Neuve se situe dans une des régions les plus fragmentées de Wallonie. Les nombreuses surfaces artificialisées, l’agriculture intensive et le réseau routier particulièrement dense entravent les déplacements de la faune locale. Cette fragmentation tend à isoler les taches d’habitat et les populations qu’elles abritent. Ces populations deviennent alors plus vulnérables à la mortalité ou à la dérive génétique, ce qui peut conduire à des extinctions locales. Par conséquent, renforcer les connectivités écologiques est devenu un enjeu de taille pour la commune d’Ottignies-Louvain-La-Neuve et l’UClouvain. Ce mémoire s’inscrit dans le cadre du Plan Transition de l’UClouvain, dont le plan d’action s’étend de 2021 à 2026. Il s’insère plus particulièrement dans le volet biodiversité, dont les objectifs sont de « favoriser la faune et la flore, les habitats et les continuités écologiques sur les sites » et de « sensibiliser et éduquer la communauté aux enjeux de la biodiversité » (UCLouvain, 2021). Ce travail propose une méthodologie pour analyser la connectivité fonctionnelle d’un paysage adaptée à tous les types de milieux et réalisable à toutes les échelles. Pour ce faire, l’approche « espèce » a été retenue. Cette approche utilise les traits fonctionnels d’un mammifère, d’un oiseau et d’un insecte de manière à modéliser le réseau écologique pour des espèces avec des caractéristiques fonctionnelles distinctes. Par conséquent, les interactions avec les éléments du paysage sont variées. Dans le cadre de ce mémoire, la connectivité des milieux boisés de Louvain-la-Neuve e été analysée avec l’écureuil roux, le pic mar et la féronie noire. Les résultats obtenus ont permis d’identifier les continuités écologiques et les zones de fragmentation pour chaque espèce. Les oiseaux peuvent effectuer des déplacements plus directs d’un habitat à l’autre. Pour cette raison, aucune zone de fragmentation apparente n’est observée à l’échelle de Louvain-la-Neuve pour le pic mar. En revanche, pour les deux autres espèces cibles, l’analyse permet de mettre en lumière l’impact négatif des zones urbanisées, des infrastructures de transport et des zones cultivées sur la connectivité de leurs habitats. Aussi bien pour l’écureuil que pour la féronie, les cinq bois dans la zone d’étude ne sont pas connectés entre eux. L’éventuelle continuité de ce travail consisterait à comparer et choisir les localisations idéales pour installer des aménagements favorisant la circulation de la faune locale de Louvain-la-Neuve.