ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Les nouvelles technologies et les nouveaux modes de financement : opportunités pour les ONG de coopération au développement?

(2015)

Files

Vanderstichelen_57260800_2015.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 2 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Dans le contexte mondial actuel, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) sont des acteurs incontournables dans le développement long terme de lutte contre la pauvreté et contre les inégalités entre les pays du Nord et du Sud (que nous appellerons « inégalités dans les pays du Sud »). Elles prennent alors la forme d’ONG de coopération au développement, ONGD. Grâce à leur capacité de mobilisation en personnel et en matériel, elles sont au centre des dispositifs d’aide au développement et d’assistance aux victimes, et elles sont un acteur de choix et digne de confiance vu leur indépendance, leur transparence et leurs valeurs. Pour la réalisation de leurs missions, leurs bailleurs de fonds publics et/ou privés jouent un rôle essentiel. Ce mémoire de fin d’étude a pour objectif d’appréhender leurs modes de financement avec les yeux d’un futur ingénieur de gestion et de voir en quoi les méthodes qui m’ont été enseignées ainsi que les nouvelles technologies et les nouveaux modes de financement peuvent ou non apporter des solutions à leurs difficultés de financement. Nombreuses sont les personnes qui partagent la conviction qu’innover dans la collecte de fonds est une nécessité pour les ONG. En effet, de nos jours, il est de plus en plus difficile de financer une cause exclusivement par l’appel aux fonds publics ou privés traditionnels. Lors de la première conférence internationale sur le financement du développement de Monterrey en 2002, un des objectifs majeurs était de faire contribuer les pays développés à verser 0,7% de leur Revenu National Brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD) pour les pays en voie de développement d’ici 2015. A la veille de la troisième conférence internationale sur le financement du développement se déroulant en Ethiopie du 13 au 26 juillet 2015, on constate que beaucoup de pays (dont la Belgique) ne sont pas parvenus à atteindre cet objectif de 0,7% du RNB principalement suite aux crises économiques de ces dernières années, rendant l’apport public pour le développement incertain. De plus, on constate que certaines méthodes de récolte de fonds traditionnelles, soit arrivent à maturité et ne permettent plus d’attirer la générosité des donateurs aussi efficacement qu’auparavant, soit se sont fort professionnalisées rendant leur utilisation plus difficile pour certaines ONGD (notamment celles de plus petites tailles). D’où mon intérêt, à examiner les nouvelles alternatives que la technologie et l’innovation pourraient proposer au secteur de la coopération au développement pour récolter des fonds. Comme une entreprise, une ONG doit avoir une bonne gestion de ses campagnes de récoltes de fonds. Sensible à ce secteur, j’espère pouvoir de par ma formation en ingénieur de gestion, apporter par la même ma modeste contribution à de futurs projets, même si l’ampleur de la tâche est manifeste. Aujourd’hui, l’évolution des technologies ainsi que l’émergence d’une économie responsable et collaborative offrent aux ONG une opportunité de croissance unique dans le domaine de la collecte de fonds propres (fonds non subsidiés par les autorités). La créativité et l’innovation permettront-elles d’augmenter leurs moyens financiers en s’alliant par exemple au secteur marchand ? La question est posée. Après avoir précisé brièvement ce qu’est une organisation non gouvernementale (Partie I) et la forme juridique que la plupart ont dû opter en Belgique (ASBL) pour bénéficier de certains subsides, je rappelle quels sont les canaux de financement traditionnels des ONGD (Partie II) pour dresser ensuite une première liste des méthodes qui peuvent exister en matière de récolte de fonds ainsi que les défis de financement que les ONGD rencontrent aujourd’hui. La littérature classique sur les nouvelles technologies et les nouveaux modes de financement étant relativement limitée (et pour cause : le monde associatif est actuellement en pleine réflexion sur son modèle de financement par rapport aux nouveaux modes de collecte adoptés peu à peu par secteur marchand), j’ai décidé de procéder à plusieurs dizaines d’interviews d’ONG (dont une dizaine plus significatives sont annexées au présent mémoire – Annexe 3) dont certaines commencent peu à peu à aborder le marché des donateurs avec les mêmes méthodes que celles du monde marchand. Ce travail d’enquête m’a permis de mieux cerner les différentes méthodes de récolte décrites dans ma partie III (« La récolte de fonds ») mais aussi de rassembler les méthodes innovantes de récolte de fonds, de les expliquer et d’analyser leurs forces mais aussi leurs faiblesses (partie V) avant de répondre à la question posée dans le titre de mon mémoire : sont-elles des opportunités pour les ONG (conclusion)? Le recours aux méthodes modernes de récolte nécessitant une approche structurée, j’attire l’attention du lecteur sur le processus qui pourrait être mis en place par le secteur associatif pour améliorer la collecte de fonds et auquel souvent les organisations ne prêtent pas assez d’attention (partie IV).