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"Existe-t-il (encore) du Je ?" Du narcissisme jusqu'à l'émergence du sujet à travers le miroir de la psychanalyse freudienne et lacanienne.

(2024)

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Vivre dans un contexte d’uniformisation, de technicisation croissante du monde, de globalisation et du repli identitaire, marqué par une prolifération d’images, de discours aliénants et une anxiété grandissante quant à notre devenir, il nous semble de plus en plus ardu de cultiver une paix intérieure. Dans un contexte où l'époque semble effacer la nécessité d'un engagement subjectif dans notre rapport au monde et aux autres, comment maintenir son individualité lorsque le Zeitgeist s'acharne à abolir cette relation personnalisée avec l'existence ? L’épidémie du narcissisme se présente de manière paradoxale comme une tentative à persévérer dans l'existence en première personne, au sein du monde homogène de la mondialisation. Cependant, au cœur de notre existence, une question essentielle persiste : Existe-t-il (encore) du Je ? Qui suis-Je ? Dans quelle mesure sommes-nous façonnés par les empreintes de notre culture et de notre lignée ? Comment éviter de compromettre une partie de nous-même et embrasser pleinement nos aspirations les plus profondes ? Les rôles que nous jouons face aux autres semblent nous épuiser. Or, l'image flatteuse que nous projetons, représente-t-elle fidèlement notre personne ? L'identité, nouvelle valeur centrale de notre ère, est souvent perçue comme une force émancipatrice, mais se révèle bien être un piège, nous éloignant davantage de notre véritable essence : la liberté. Nous nous engouffrons dans le théâtre des masques, mimant, simulant, jouant à être. L'identité personnelle se décline alors à travers l'adoption de postures, de places prédéfinies, de rôles, derrière lesquels nous nous cachons. Bien que la croyance dans le renforcement du Moi persiste, il est impératif de constater qu'elle a souvent pour effet de nous éloigner de notre singularité, nous confinant dans une essence préétablie. Face à cette énigme identitaire, une résistance continue tout de même à demeurer : le désir d'être soi-même. Comment, en dépit des séductions narcissiques et des identités préconçues, faire émerger, préserver et nourrir sa singularité ? Telles sont les questions fondamentales qui ont donné naissance à ce mémoire, vous invitant à une exploration approfondie des tréfonds du sujet, au-delà des illusions identitaires du Moi. Ce mémoire vise à traverser le narcissisme, en passant du Moi narcissique, l’identification (ressembler à un autre), au Je singulier, l’individualisation (devenir soi). S’identifier au Moi, c’est jouer à être quelqu’un ou quelque chose. S’individualiser, c’est convoquer la totalité singulière de sa personne pour s’engager dans un avenir libre en suivant l’élaboration de ses paroles et l’élan de son désir. L’identification du Moi nous fige, tandis que l’individualisation, le Je, épouse le mouvement de la vie. L’identification du Moi nous réifie et nous homogénéise, le processus de subjectivation nous réhumanise et nous distingue.