Etude de la production et de la régulation hormonale de métalloprotéases matricielles (MMPs) par des fibroblastes endométriaux enrobés en modèle 3D dans des gouttelettes de matrigel ou de collagène fibrillaire
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- L’endomètre humain, la muqueuse utérine, subit un remodelage cyclique complexe, régulé par les fluctuations des hormones ovariennes. Ce processus aboutit à la lyse tissulaire menstruelle, provoquée par l’action des métalloprotéases matricielles (MMPs), produites majoritairement par les cellules stromales endométriales. L’expression de ces protéases augmente considérablement lors de la transition entre les phases sécrétoire et menstruelle, sous l’effet de la chute de la concentration de progestérone, un puissant inhibiteur des MMPs. Un dérèglement du contrôle hormonal des MMPs peut mener à des saignements utérins dysfonctionnels et contribuer à la pathogenèse de lésions d’endométriose. L’étude des mécanismes moléculaires sous-jacents nécessite des modèles expérimentaux capables de reproduire la régulation hormonale de l’expression des MMPs et de la lyse de la matrice extracellulaire. Des modèles animaux répondent à ces critères mais des alternatives sont recherchées pour des raisons éthiques et économiques. Des modèles 3D ont été développés, mais leur durée de vie est fortement réduite lors de l’introduction de collagène fibrillaire, un composant majeur du stroma endométrial. L’objectif du laboratoire est de dériver un modèle 3D contenant du collagène fibrillaire et dans lequel la régulation des MMPs est maitrisée, mais cela nécessite une compréhension de l’instabilité du modèle actuel. Mon mémoire a consisté à étudier et comparer l’expression et la régulation hormonale de quelques MMPs dans un modèle 3D de gouttelette, en faisant varier plusieurs paramètres : le nombre de types cellulaires (monoculture de fibroblastes ou coculture avec des cellules épithéliales) ; le type de matrice extracellulaire (collagène fibrillaire et/ou Matrigel) ; les conditions hormonales (absence, présence, ou retrait d’hormones stéroïdes) ; le type de cellules stromales (primaires ou immortalisées) et le type de cellules épithéliales (lignée HEC1A ou Ishikawa). Les profils de production des MMPs ont été analysés par zymographie et RT-qPCR. Mes résultats mettent principalement en évidence une augmentation significative de la forme active de MMP-2 produite par des fibroblastes endométriaux dès lors qu’ils sont en présence de collagène fibrillaire. Vu l’activité collagénolytique reconnue de la MMP-2, cette activation pourrait être à l’origine de l’instabilité accrue des gouttelettes de collagène fibrillaire par rapport aux gouttelettes de Matrigel.