Analyse de l'impact des nouvelles technologies sur la création et destruction d'emplois : Quel est le risque d'automatisation des emplois belges ?
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- Les récentes innovations technologiques donnent lieu à un débat animé sur l’avenir de l’emploi. Deux visions s’opposent : d’un côté, nous avons ceux qui tentent de démontrer que les nouvelles technologies forment une menace pour l’emploi, et de l’autre, ceux qui affirment que les technologies numériques sont destinées à créer plus d’emplois qu’à en détruire. Dans ce contexte, ce travail vise à mieux comprendre l’impact des nouvelles technologies sur la création et destruction d’emplois et ce, plus particulièrement, en Belgique. La première partie de ce travail s’attarde sur les principales technologies qui ont ou auront un impact sur l’emploi et la théorie de la destruction créatrice de J. Schumpeter. Cette théorie démontre, par l’expérience historique, que jusqu’à présent les phases de destruction d’emplois ont été accompagnées par des phases de création d’emplois. Si nous partons de l’hypothèse que la vague actuelle d’évolutions technologiques pourrait entraîner, une fois de plus, un processus de création d’emplois - parallèlement aux destructions d’emplois -, deux questions se posent : combien d’emplois vont être créés/détruits et quels secteurs d’activité et catégories socioprofessionnelles vont connaître d’importantes créations/destructions d’emplois ? La suite de cette première partie présente les résultats de différentes recherches ayant déjà étudié l’effet des nouvelles technologies sur le volume et la structure de l’emploi, au niveau mondial et au niveau belge. Ces études considèrent que les effets potentiels sur le volume de l’emploi seraient significatifs, voire massifs, sans pour autant s’accorder sur l’ampleur de cet effet. Dans la seconde partie de ce travail, nous avons souhaité analyser plus amplement comment les différents emplois pourraient être affectés par les technologies au cours des prochaines années en Belgique. Pour ce faire, nous avons réalisé une étude quantitative et mené une enquête basée sur un questionnaire soumis à 346 personnes. En utilisant les données obtenues, nous avons ensuite calculé des indices d’automatisation pour différentes catégories d’emplois belges. Bien que notre étude de terrain présente différentes limites, elle permet de conforter la robustesse des études existantes au sujet des nouvelles technologies et de l’emploi. Ainsi, ce sont les métiers qui demandent des compétences sociales, créatives et des capacités cognitives, souvent caractérisés par un haut degré de qualification, qui semblent les moins voués à disparaître sous les conditions technologiques attendues. Alors que les métiers contenant de nombreuses tâches routinières et répétitives, c’est-à-dire principalement les emplois peu qualifiés, peuvent être considérés comme étant les plus automatisables au vu des études menées jusqu'à présent.