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La pharmacogénétique : un pas vers l’individualisation des traitements antirétroviraux ? Le cas de l’éfavirenz et du ténofovir.

(2019)

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L’individualisation des traitements est de plus en plus courante dans la médecine moderne. La pharmacogénétique est un des critères qui peuvent permettre de choisir le meilleur médicament et la meilleure dose en fonction du patient. Dans le cas de patients porteurs du VIH, certaines études ont établi un lien entre les effets indésirables des antirétroviraux et les polymorphismes de l’ADN. C’est notamment le cas de l’éfavirenz en association avec le SNP le plus connu CYP2B6 516G>T. Lorsque les patients sont génotypés porteurs, il a une concentration en éfavirenz dans le sang plus élevée que pour les patients Wild type. Ces patients sont donc plus à risque d’avoir des effets secondaires tels qu’une insomnie, une dépression… Ces études ont également mis en évidence un taux de suicide plus important chez les patients ayant une concentration plasmatique plus grande en éfavirenz. Cette association n’est pas anodine car ce SNP a une fréquence de 23,4 % dans la population européenne. En génotypant les patients avant le début du traitement, on pourra savoir s’ils sont plus à risque d’effets secondaires et donc réduire les doses ou proposer un autre traitement. Le deuxième antirétroviral abordé dans ce mémoire est le ténofovir. Lorsque la concentration plasmatique de ce médicament est élevée, il y a plus de risque de néphrotoxicité. Les polymorphismes qui ont montré une association avec la néphrotoxicité se trouvent dans les gènes qui codent pour des transporteurs au niveau des tubules rénaux. Cependant, dans ce cas, la pharmacogénétique n’est pas le facteur le plus important qui permet d’expliquer la variabilité individuelle entre les patients. En conclusion, la pharmacogénétique ne peut pas être le seul facteur pris en compte pour choisir le traitement le plus adapté en fonction du patient. Mais pour certaines molécules comme l’éfavirenz, le génotypage avant traitement est plus que significatif. Individualized treatments are become more and more useful and common in modern medicine. Pharmacogenetics, based on patient’s DNA, is used to predict efficacy and toxicity of drugs. In case of HIV (Human Immunodeficiency Virus) infected patients, studies showed a strongly relationships with adverse effects of antiretroviral medications and genetic polymorphisms. This is the case for efavirenz associated with the well-known CYP2B6 516G>T polymorphism. When patients are genotyped “carrier”, an higher efavirenz concentration in plasma than for wild type patients has been highlighted. These carriers are therefore more likely to have side effects when taking efavirenz like insomnia, depression, ect. These studies also reported an higher suicide rate in correlation with higher plasma concentration of efavirenz. This association must be taken account because the frequency of the CYP2B6 516G>T allele is of 23,4% in Caucasian population. By genotyping patients before the start of their treatment, prediction of adverse effects could be objectified and therefore reduce the doses of efavirenz or change the drug. The second antiretroviral developed in this study is the tenofovir. It was shown that nephrotoxicity could be developed when the plasmatic concentration is higher. Studies showed that this nephrotoxicity is linked with polymorphisms of genes coding for drug transporters expressed in renal tubule cells. However, for this antiretroviral, the pharmacogenetics is not the most important factor to explain individual variability among patients. In conclusion, pharmacogenetics cannot be the only factor that should be taken into account to choose the most appropriate treatment according patient. But for some molecules, such as efavirenz, genotyping before treatment is more than significant.