Toxicité du tacrolimus chez les patients hospitalisés aux soins intensifs après transplantation hépatique.
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- Introduction : La transplantation hépatique est vitale pour traiter les maladies hépatiques avancées. Après la greffe, l'immunosuppression est nécessaire pour prévenir le rejet du greffon, avec le tacrolimus comme médicament clé. Cependant, le tacrolimus présente une variabilité interindividuelle dans sa réponse pharmacologique et des risques de toxicité. Ces risques comprennent des complications graves telles que l'encéphalopathie et l'insuffisance rénale aiguë, qui peuvent affecter la qualité de vie et le pronostic des patients transplantés hépatiques. Par conséquent, l'étude vise à examiner les facteurs de risque de l'insuffisance rénale aiguë et de l'encéphalopathie tout en accordant une attention particulière au rôle du tacrolimus afin de réduire le risque de complications chez ces patients. Matériel et méthode : Les données analysées dans cette étude rétrospective proviennent des logiciels QCare et Médical Explorer, contenant les résultats biologiques de 412 patients, âgés de 9 à 73 ans, suivis en post-transplantation hépatique entre J0 et J30 ou jusqu'à leur sortie de l'hôpital. Les séjours en soins intensifs ont été effectués aux Cliniques Universitaires Saint-Luc entre avril 2008 et mai 2020. Les données ont été recueillies et organisées grâce au logiciel Excel, avec les calculs de formules réalisés également via ce même logiciel. L'insuffisance rénale aiguë a été évaluée selon les critères AKIN, tandis que l'encéphalopathie a été identifiée à partir des lettres de sortie post-transplantation hépatique. Résultats : Nous avons effectué une analyse multivariée sur les facteurs de risque de l’insuffisance rénale aiguë. Le MELD score (OR 1.05, IC95 1.009-1.09, p 0.016), le temps d’ischémie chaude (OR 1.026, IC95 1.003-1.05, p 0.024), le volume de GR transfusé (OR 1.60, IC95 1.11-2.31, p 0.013) et le volume de cristalloïde administré (OR 1.26, IC95 1.08-1.48, p 0.004) sont des facteurs indépendants de l’insuffisance rénale aiguë contrairement au tacrolimus (OR 1.00, IC95 0.93-1.07, p 0.99). Nous avons ensuite fait la même chose pour l’encéphalopathie. La temps opératoire (OR 1,003, IC95 1,001-1,005, P=0,005) et l’insuffisance rénale aiguë (OR 3,96, IC95 1,65-9,5, p=0,002) sont des facteurs de risques contrairement à la concentration en vallée de tacrolimus (OR 0,97, IC95 0,88-1,06, p=0,51) . Enfin, nous avons démontré que la concentration en vallée de tacrolimus (P=0,42) n’influençait pas la mortalité contrairement à l’encéphalopathie (p<0,0001) et l’insuffisance rénale aiguë (p=0,0002). Conclusion : Les faibles concentrations de tacrolimus ne semblent pas être un facteur de risque pour l’insuffisance rénale aiguë et l’encephalopathie. Bien que le tacrolimus à faible concentration semble sûr à court terme, son potentiel à moyen ou long terme nécessite une étude prolongée.