L’expression cytoplasmique de cycline E comme marqueur de l’agressivité des cellules de cancer du sein triple négatif
Files
Godeau_Melanie_13542301_2024-2025.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 2.54 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le cancer du sein est le plus répandu dans le monde et la principale cause de mortalité par cancer chez la femme. La chimiothérapie néoadjuvante est le principal traitement pour les cancers du sein précoces à haut risque de récidive, comme le sous-type triple négatif, au centre de notre étude. Une réponse pathologique complète (pCR) après ce traitement est de bon pronostic, mais seule une partie des patientes l’atteignent, et il n'existe actuellement aucun moyen de prédire cette réponse. Un biomarqueur fiable permettrait de sélectionner les patientes chez qui une escalade thérapeutique devrait être envisagée. Des recherches translationnelles ont démontré une association entre la présence d’isoformes tronquées de la cycline E, dont la séquence de localisation nucléaire est manquante, et un mauvais pronostic, possiblement par une augmentation de l’agressivité tumorale. Le premier objectif de ce mémoire était de développer des modèles cellulaires représentatifs du cancer du sein triple négatif précoce, naïf de traitement, et (sur)exprimant de manière stable la cycline E de pleine longueur et deux de ses isoformes tronquées, par l’intermédiaire de quatre vecteurs plasmidiques encodant la cycline E entière, deux formes tronquées différentes ou un contrôle. Le second objectif était d’explorer les changements phénotypiques associés à la présence d'isoformes tronquées de la cycline E dans les modèles cellulaires développés. La croissance cellulaire, le cycle cellulaire, l’activité catalytique de CDK2, la réponse au traitement par chimiothérapie ainsi le métabolisme des cellules HCC1937 et HCC38 transfectées par les différents plasmides ont été comparés aux cellules parentales respectives, non infectées. Les expériences réalisées dans le cadre de cette mémoire n'ont pas permis de mettre en évidence des changements phénotypiques majeurs associés à la présence de formes cytoplasmiques de la cycline E. Au cours de ces expériences préliminaires, plusieurs limites techniques ont été relevées. Ces contraintes ont permis de mieux cerner les aspects nécessitant une optimisation, tels que l’amélioration des protocoles expérimentaux et la reproductibilité des résultats. En conclusion, ce travail a permis d'initier l'étude des changements phénotypiques associés à la présence d'isoformes tronquées de la cycline E dans les cellules de cancer du sein triple négatif et ouvrir la voie vers de nouvelles études exploitant les modèles cellulaires développés.