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La relation de confiance entre l'élève en intégration et son accompagnateur. Perceptions de l'élève.

(2016)

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Depuis quelques années, sous l’impulsion de directives européennes et de décrets à l’échelle nationale, de plus en plus d’élèves à besoins spécifiques sont intégrés dans les classes de l’enseignement ordinaire. L’accompagnement de ces élèves dans leur projet d’intégration est assuré par un membre de l’équipe éducative d’un établissement de l’enseignement spécialisé. Si l’importance des relations positives enseignant-élève est reconnue par de nombreux chercheurs, peu d’études se sont penchées sur la construction de ce lien dans le contexte spécifique des projets d’intégration. Comment s’établit la relation de confiance entre l’élève et son accompagnateur ? Comment l’accompagnateur peut-il favoriser et maintenir ce lien avec l’élève ? Quels sont les processus mis à l’œuvre dans la construction de cette relation ? Pour répondre à ces questions, deux concepts nous semblaient pertinents : l’accompagnement et la relation de confiance. Nos lectures nous ont permis de définir l’accompagnement et d’identifier les postures de l’accompagnateur (Beauvais, 2004, 2006 ; Biémar, 2012 ; Paul, 2004, 2009, 2012). Par ailleurs, nous avons convoqué d’autres recherches pour construire une définition de la relation de confiance (Neveu, 2004) et en dégager les composantes (Butler, 1991 ; McAllister, 1995, 1997). Ce travail porte sur la relation de confiance entre l’élève en intégration et son accompagnateur et propose de décrire les perceptions de huit élèves scolarisés dans des établissements de l’enseignement secondaire. Les données recueillies par entretien et traitées selon la méthode de l’analyse thématique ont produit des résultats articulés autour de six grands thèmes : les rôles et postures de l’accompagnateur, l’opinion des élèves sur ce rôle et sur leur relation avec leur accompagnateur, la définition et les composantes de la confiance et, enfin, le portrait d’un accompagnateur de confiance. Il ressort entre autres de l’analyse que tous les élèves entretiennent une bonne relation avec leur accompagnateur dont les principales postures sont identifiées à travers l’aide qu’il leur apporte. Ensuite, le rôle de l’accompagnateur est évalué positivement par les élèves. Il aurait d’ailleurs une implication dans leur réussite scolaire et s’avèrerait même, pour certains, être un facteur de protection du décrochage scolaire. La confiance est une notion difficile à définir pour certains élèves. Elle concerne la capacité à garder pour soi une confidence et la possibilité donnée à l’autre de rester lui-même. Les élèves distinguent deux formes de confiance : confier ses secrets et accorder sa confiance pour la réussite scolaire. Les résultats de notre recherche, centrée sur le regard des élèves, n’ont pas permis de mettre clairement au jour les processus mis en œuvre dans la construction de la relation de confiance. Par contre, nous avons pu identifier un ensemble de conditions favorisant la relation de confiance entre l’élève et son accompagnateur. Nous pouvons également constater que la relation de confiance est perçue différemment d’un élève à l’autre. Il ressort de notre analyse que la confiance se construit tant au travers de compétences cognitives que sociales. Pour le dire autrement, l’accompagnateur doit certainement apporter une plus-value au travail scolaire de l’élève mais aussi lui accorder par exemple un espace de dialogue où les échanges profiteront aux deux protagonistes. Cette étude pourrait être envisagée comme la phase exploratoire d’une recherche de plus grande ampleur, à conduire sur un grand échantillon. Le double processus (cognitif et affectif) dégagé dans cette première étude comme constitutif de la relation de confiance pourrait y être investigué.