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Durbuis_63151700_2025.pdf
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- Le stress social est une réponse complexe résultant de situations perçues comme menaçantes dans l’environnement d’un individu, mobilisant un éventail de mécanismes physiologiques tels que l’activation du système nerveux sympathique et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (Kogler et al., 2015). Cependant, les impacts du stress social sur le cerveau, notamment via des processus neuroinflammatoires impliquant l’activation des cellules microgliales, restent encore insuffisamment explorés. Cette étude se concentre sur l’examen de ces mécanismes en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Dans ce cadre, des sujets masculins en bonne santé, âgés de 18 à 35 ans, ont participé à une tâche expérimentale standardisée, la ScanSTRESS-C, comprenant une condition de stress social et une condition contrôle. L’objectif principal était d’identifier les corrélats cérébraux de l’activation microgliale induite par le stress social. Les résultats obtenus révèlent des activations spécifiques dans des régions cérébrales clés, notamment le cortex cingulaire antérieur et le précunéus, des zones impliquées dans la régulation des émotions et les interactions sociales (Cavanna & Trimble., 2006 ; Stevens et al., 2011). Ces activations pourraient refléter les composantes émotionnelles et cognitives du stress social. Bien que ces résultats préliminaires appuient l’hypothèse d’un rôle central des cellules microgliales dans la réponse cérébrale au stress social, des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces observations, préciser les mécanismes sous-jacents et examiner les implications à long terme de ces phénomènes. Ces travaux ouvrent la voie à des recherches futures visant à mieux comprendre les interactions entre le stress social, la neuroinflammation et les troubles neuropsychiatriques.