Analyse de la fréquence des pertes d’expression des molécules HLA dans les mélanomes
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Zyznowska_Anna_33891500_2020-2021.pdf
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- Dans une étude précédente, réalisée aux Cliniques universitaires de Saint-Luc, la réponse au pembrolizumab des patients atteints de mélanome métastatique était étudiée en fonction de l’infiltration lymphocytaire tumorale et la présence des molécules HLA de classe 1. Etant donné la petite taille de la première étude nous avons voulu confirmer la diminution d’expression des molécules HLA de classe 1 dans un plus grand échantillon et son impact sur la réponse à l’immunothérapie. En raison de la crise COVID et des soucis techniques nous avons réalisé une analyse d’articles de la littérature médicale traitant sur ce sujet. Que savons-nous déjà ? En moyenne 30% des patients atteints d’un mélanome possèdent une résistance innée à l'inhibition du PD-1 et environ 25% des répondeurs initiaux développeront une résistance acquise. Les mécanismes responsables de l'échec de l'inhibition au PD-1 sont divers et pas entièrement compris. Afin de pouvoir obtenir une réponse à l’immunothérapie nous avons besoin d’une machinerie présentatrice de l’antigène intacte. Les lymphocytes T CD8+ jouent un rôle majeur dans le traitement par les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (anti-PD1, anti-PD-L1, anti-CTLA4). Que nous apporte ce travail ? Analyse de l’état actuel des connaissances sur le rôle que joue les molécules HLA de classe 1 dans le traitement du mélanome et sur les facteurs qui influencent leur expression. La faible proportion de mutations somatiques identifiés responsables de la diminution voire absence d’expression des molécules HLA de classe 1 suggère que d’autres facteurs épigénétiques et environnementaux y sont impliqués. Chacune des immunothérapies (pembrolizumab, ipilimumab, nivolumab) dépendent et réagissent différemment face à la diminution d’expression des molécules HLA de classe 1. Sachant que la présence de lymphocytes T CD8 + est prédictive de la réponse aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, l’importance d’identifier la population responsable de la mort de cellules tumorales.