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Verde_81631900_2024.pdf
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- À mesure que les répercussions des changements climatiques sont de plus en plus visibles (IPCC, 2022), l'expérience de sentiments anxieux et d'inquiétudes face à l’ampleur de la menace se rencontrera de plus en plus dans la population. Des taux préoccupants d’éco-anxiété ont déjà été observés dans la population, en particulier chez les jeunes (Hickmann et al., 2021). L’éco-anxiété semble dans la plupart des cas prendre une forme adaptative, car elle amène les personnes à percevoir ou ressentir la menace et à être motivées à agir de manière adaptée par rapport à celle-ci. Dans d’autres cas, l’éco-anxiété semble prendre une forme inadaptée et paralysante en impactant les capacités des personnes à fonctionner normalement et en empêchant la prise de mesures face à la crise écologique. C’est pourquoi nous avons tenté dans cette étude d’identifier une forme adaptative d’anxiété climatique et de mettre en avant les variables potentiellement impliquées dans son caractère fonctionnel. Nous suggérons que cette forme adaptative serait constituée d’un niveau optimal d’éco-anxiété qui, d’un côté, n’engendrerait pas d’impact significatif sur le fonctionnement et de l’autre, favoriserait la prise de mesures environnementales. Nos résultats ont permis de montrer qu’un niveau d’anxiété modéré semblait promouvoir l’engagement environnemental sans être trop néfaste pour la santé mentale. Toutefois, nous n’avons pas pu vérifier l’hypothèse selon laquelle l’anxiété climatique prendrait une forme paralysante lorsqu’elle impacte significativement le fonctionnement des personnes. Nos résultats soutiennent également la présence de différences individuelles qui pourraient être impliquées plus spécifiquement dans les relations qu’entretient l’éco-anxiété avec la santé mentale ainsi qu’avec l’engagement climatique.