Réussite à l'université en période de pandémie : quel est l'écart de performance entre les filles et les garçons ?
Files
Lava_80382000_2022.pdf
Open access - Adobe PDF
- 844.38 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- En 2022, bien que l’égalité des genres soit acquise, il demeure encore des inégalités. Sans cesse, les différences entre les genres sont sujettes à modification. Dans le cadre de l’enseignement, les différences entre les filles et les garçons sont aussi sujettes au changement. Au départ, les jeunes filles n’avaient pas du tout accès à l’éducation. Plus tard, quand elles ont pu aller à l’école, l’enseignement était très genré. Maintenant que l’école est accessible à tous, il semblerait que les filles performent davantage que leurs homologues masculins. A l'issue de l'analyse de la littérature on peut affirmer qu’il existe un gender-gap en matière d’éducation. La première composante étant que les garçons sont moins brillants que les filles. La seconde composante concerne les filles qui sont moins efficaces dans les matières quantitatives. Après l’analyse quantitative, on ne peut pas totalement confirmer ces affirmations. Les filles sont bel et bien meilleures que les garçons mais cette affirmation est tout aussi vraie en ce qui concerne les cours quantitatifs. Au sujet de l’évolution du gender gap durant la pandémie, la littérature est abondante. De nombreux articles scientifiques traitent de l’évolution du gender gap sur le marché du travail et au sein des ménages. Ils s’accordent pour soutenir l’idée que les femmes sont plus particulièrement touchées que les hommes durant la crise. La répartition sexuée des tâches domestiques implique que les femmes ont davantage absorbé la charge de travail générée par la pandémie. Cela s’est ressenti dans le milieu professionnel où il est devenu plus difficile pour les travailleuses de concilier vie privée et vie professionnelle. En ce qui concerne l’évolution du gender gap dans l’enseignement universitaire pendant la pandémie, la littérature est muette. L’analyse quantitative vient combler le manque d’information sur le sujet. Il semblerait que si l'on considère la réussite au niveau du programme annuel, l’apparition du COVID-19 n’a pas eu d’impact sur l’évolution de l’écart de performance entre les filles et les garçons à l’université. L’écart ne s’est pas creusé ou résorbé, il reste identique à ce qu’il était avant le début de la pandémie.