Les réactions comportementales des employés face aux risques psychosociaux inhérents au travail : Etude empirique au sein de la société Abbott, en Belgique
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- Les risques psychosociaux font l’objet de nombreuses recherches qui tendent à démontrer que les risques physiques ne sont pas les seuls problèmes que peuvent rencontrer les collaborateurs. Les risques psychosociaux ne sont pas encore très clairement définis par les différents chercheurs. Cette notion est très souvent assimilée à la notion de stress au travail. Les organisations cherchent donc souvent à mesurer le niveau de stress chez leurs collaborateurs afin d’évaluer l’importance des risques psychosociaux en leur sein. Malheureusement, les charges psychosociales sont beaucoup plus larges que la simple question du stress et nombreux sont les facteurs pouvant impacter les comportements des travailleurs (Hellemans & Van de Leemput, 2015). Notre but est donc de comprendre l’articulation entre les concepts de risques psychosociaux et les réactions comportementales qui en découlent sur les employés de la société Abbott Belgique. C’est pourquoi, nous orientons notre recherche en développant la question suivante : « Comment les risques psychosociaux au travail influencent les réactions comportementales des collaborateurs de la société Abbott Belgique ? » Dans cette perspective, un travail de recherche quantitatif a été mené auprès de l’ensemble du personnel de l’entreprise Abbott Belgique afin de chercher à mesurer puis à comprendre la relation entre les facteurs existants et les comportements adoptés par les employés. D’après la théorie, il apparait que trois facteurs des risques psychosociaux (la charge de travail, la difficulté du travail et le soutien des collègues) sont impactés par un certain nombre d’autres facteurs. Il est donc intéressant de comprendre si ces trois éléments sont beaucoup plus présents au sein de l’organisation et de suggérer que leur impact sur les comportements des travailleurs est significativement plus important. En opposition, la théorie nous apprend que la flexibilité et l’autonomie ne sont pas impactées par plus d’un facteur. Au contraire, selon la littérature scientifique consultée, ces facteurs en influencent d’autres. Ceci nous amène à penser que ces éléments sont beaucoup moins présents au sein de l’organisation et nous suggère que leur impact sur les comportements des travailleurs est significativement moins important. Les réactions comportementales étudiées avec les facteurs psychosociaux précités sont le stress, la motivation, les comportements indésirables et l’absentéisme. Cette étude se fonde sur une méthode d’investigation quantitative. Par cette approche, les données récoltées chiffrées permettent de réaliser différents graphiques et d’effectuer des liens entre les diverses variables des deux catégories se rapportant aux facteurs de risques et aux réactions comportementales. Nous en concluons que tous ces facteurs ont une influence probable sur les comportements des travailleurs de la société Abbott Belgique. Malgré cela et grâce à la comparaison au groupe de référence, nous constatons qu’Abbott détient de bons résultats sur les différents facteurs, réduisant, ainsi, les comportements moins opérationnels. Pour la société Abbott, la prise de connaissance des points forts et des points faibles dans le quotidien de ses travailleurs n’est qu’une étape, certes nécessaire, mais qui doit être suivie d’actions concrètes visant à améliorer les conditions de travail de ses employés. Beaucoup de réactions comportementales ont pour origine une charge psychosociale qu’il est possible d’alléger, en agissant sur les causes détectées sur le terrain et prédites par la littérature scientifique.