ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Etat des lieux et identification des freins et stratégies qui influencent la gestion des patients atteints d'insuffisance cardiaque, en médecine générale : étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région de Beauraing

(2023)

Files

Hannard_2023.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.29 MB

Details

Supervisors
Degree label
Abstract
Introduction : L’insuffisance cardiaque est une pathologie chronique et évolutive. Elle touche près de 240000 Belges et principalement les personnes de plus de 60 ans. Elle est provoquée par une incapacité du cœur à assurer son rôle de pompe cardiaque ; il perd sa capacité à faire circuler le sang dans les organes à cause de pressions intracardiaques trop élevées. En conséquence, des symptômes et des signes apparaissent tout au long de la maladie. La prise en charge de cette maladie doit être établie le plus tôt possible car les conséquences tant médicales que psycho-sociales peuvent être lourdes. Deux éléments constatés dans la pratique de la médecine générale rurale nous ont permis d’établir une question de recherche : d’une part, la fréquence de cette maladie, parfois difficile à gérer et d’autre part, le traitement en constant changement ces dernières années. L’objectif de cette étude est donc de faire un état des lieux de la gestion ambulatoire des patients atteints d’insuffisance cardiaque. Méthodologie : Après une revue de la littérature, l’étude que nous avons menée a été réalisée sur base d’un guide d’entretien. De la sorte, nous avons réalisé neuf entretiens semi-dirigés et individuels, auprès de médecins généralistes. Ils ont été anonymisés et se sont passés par vidéoconférence ou en présentiel. Ils ont ensuite été retranscrits puis analysés de manière qualitative. Résultats : L’insuffisance cardiaque est fréquemment rencontrée dans la pratique des médecins interrogés. C’est une pathologie avec laquelle ils n’ont pas toujours d’aisance. Pour modérer cette complexité, la pluridisciplinarité est une chose très importante à adopter, de même que la formation continue et les examens complémentaires disponibles, qu’ils utilisent à bon escient. Néanmoins trois points plus négatifs ont été relevés et devraient davantage être perfectionnés. Tout d’abord, la prévention primaire est peu développée dans cette maladie mais certains efforts peuvent être soulignés. Entre autres, les médecins font attention aux patients présentant certaines comorbidités. Ensuite, la prise en charge de la pathologie au stade palliatif n’est pas évidente mais, il a été remarqué que ceux qui se faisaient aider par d’autres intervenants de la santé pouvaient prendre du recul et mieux accueillir cette étape. Enfin, Une difficulté supplémentaire est la compliance du patient que tous encouragent par des visites régulières, des explications claires et une attention particulière envers ces patients afin que ceux-ci se sentent considérés. Conclusion : L’insuffisance cardiaque est une pathologie enrichissante pour la pratique du médecin généraliste. Ces derniers mois, elle progresse tant au niveau de son traitement que de sa prise en charge. Le soignant devra donc rester connecté ! Au vu de ses conséquences dommageables, la gestion de cette maladie devra être individualisée et la plus concise possible. Pour cela, quelques conditions partiellement remplies à l’heure actuelle, devront encore plus être mises à profit : diagnostiquer précocement avec l’aide éventuelle d’examens complémentaires, faire partie d’une collaboration avec les autres intervenants de la santé et communiquer avec le patient. Il faudra aussi encourager ceux-ci, parfois affaiblis par la lourdeur qu’impose cette pathologie. Lorsque celui-ci tirera sa révérence, l’entraide ne devra pas être négligée.