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Kwisaga_AlainPierre_08951100_2017-2018.pdf
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- Introduction : Le déficit en cognition sociale dans la schizophrénie a été démontré dans de nombreuses études et méta-analyses. Mais peu d’études ont explorées le déficit dans chaque domaine de la cognition sociale sur une même population. Matériel et Méthode : Dans cette étude cas-témoins, nous avons comparé les scores obtenus par une batterie de tests. Pour chaque domaine de la cognition sociale, nous avons utilisé une tâche spécifique ; le MASC pour la théorie de l’esprit (ToM), le TREF pour la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles (REFE), l’AIHQ pour les biais d’attribution, le Perso pour les connaissances et les perceptions sociales. Notre échantillon se compose de 29 patients diagnostiqués schizophrènes, selon les critères du DSM-5. Ils sont appariés, selon le genre et l’âge, à 29 témoins sains. Nous avons recherché un déficit pour chaque sous-domaine de la cognition sociale. Résultats : Nos résultats sont cohérents avec ceux obtenus dans les études antérieures. Nos patients schizophrènes sont déficitaires dans l’ensemble des domaines de la cognition sociale. Ils présentent plus de difficultés dans la REFE reconnaissant en moyenne 49.80 % contre 69.15 % pour les sujets contrôles (p<0.001). Cette différence entre groupes est également retrouvée dans la ToM, les patients n’attribuant correctement que 39.53% des affects mentaux contre 68.35% (p<0.001). Les patients présentent un biais d’hostilité et une attribution des responsabilités supérieure aux témoins, ils ont un score supérieur pour les tâches spécifiques à ces biais (2 contre 1.55 (p<0.001) pour les biais d’hostilité et 2.59 contre 2.04 (p<0.01) à la tâche d’attribution des responsabilités). Mais il n’y a pas de différence significative entre les groupes sur la tâche exprimant les biais d’agressivité (1.99 contre 1.79 (p=0.07)). Aux tâches des perceptions et des connaissances sociales, les patients ont obtenu des scores significativement inférieurs à ceux des témoins (14.66 contre 21.54 p<0.001 et 1.79 contre 4.88 p<0.001). Nous n’avons trouvé aucun lien entre le niveau symptomatologique, mesurée par la PANSS et la cognition sociale. Conclusion : Les déficits retrouvés chez les patients ne se limitent pas à un domaine particulier, mais sont généralisables à l’ensemble de la cognition sociale. Les patients sont significativement déficitaires dans tous les domaines de la cognition sociale avec des tailles de l’effet majeur. Cependant, n’ayant pas pu réaliser l’analyse sur les facteurs confondants, on se doit de rester vigilant face à ces résultats.