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Regards croisés sur la notion de folie criminelle : entre l'évolution d'un concept et de ses conséquences, quelle(s) place(s) pour les considérations juridiques, médicales et philosophico-éthiques ?

(2015)

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L'objectif de ce mémoire est d'étudier l’évolution de la notion d’aliénation mentale dans sa forme criminelle, à travers les siècles ainsi que les débats qu’elle a suscités, sur les plans juridique, médical et philosophico-éthique, et surtout les conséquences qu’elle a entrainées et entrainent toujours actuellement. La difficulté d’appréhender la notion de folie dans sa forme criminelle entraine des conséquences non négligeables et se concrétise véritablement dans l’examen mental du sujet réalisé en amont de la décision judiciaire : l’expertise psychiatrique. Il existe donc un rapport de causes à effets entre une notion dont l’aspect pluridisciplinaire témoigne de la complexité de son (imp)possible (?) circonscription et l’appréciation de l’état mental du sujet. Il semblerait que le législateur ait pris en considération, au fil du temps, à plusieurs reprises les revendications juridiques et médicales. Néanmoins, les troubles mentaux posent toujours des problèmes, particulièrement par rapport à la question philosophico-éthique de la responsabilité, et s’inscrivent dans un savoir qui demeure, aux yeux de beaucoup, encore incertain. La cause est difficile à appréhender, les effets sont par conséquent discutables et discutés : le statut de l’expertise psychiatrique est ambivalent.