L'anxiété mathématique : Évaluation de l'efficacité d'une prise en charge au moyen de l'Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf)
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- La personne souffrant d’anxiété mathématique présente une réaction émotionnelle négative face aux mathématiques ou face à la perspective de faire des mathématiques (Moore et al., 2015). Il s’agit d’un phénomène pouvant être assimilé à une véritable phobie des mathématiques (Ashcraft & Ridley, 2005). L’anxiété mathématique entraîne un comportement d’évitement à l’égard des situations, des carrières et des cours liés aux mathématiques (Ashcraft, & Krause, 2007). De plus, elle est négativement liée aux performances mathématiques chez les adultes (Gunderson et al., 2017). Ce mémoire présente une évaluation de l’efficacité d’une prise en charge cognitivo-comportementale sur l’anxiété mathématique par le biais de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Une mesure qui, au contraire de celles utilisées dans les autres études, n’est pas soumise à la volonté consciente ou aux croyances des participantes. Les activations cérébrales de 17 participantes anxieuses en mathématiques réalisant des tâches arithmétiques ont été comparées avant et après la prise en charge. Ces données ont été opposées avec celles de 20 participantes non-anxieuses en mathématiques. Les mesures comportementales pré et post-test ont également été analysées. Les résultats de cette étude n’indiquent pas d’effet significatif de la prise en charge sur les performances comportementales des participantes anxieuses en mathématiques. Quelques différences allant dans le sens d’une amélioration plus importante pour les participantes anxieuses après la prise en charge (amélioration des latences de réponses, diminution des erreurs) par rapport au groupe contrôle sont néanmoins observées. Les analyses n’ont montré aucun effet significatif de notre manipulation dans les comparaisons les plus critiques des activations cérébrales, alors que la plupart des participantes ayant suivi la prise en charge ont annoncé avoir senti une diminution de leur anxiété mathématique. Nous posons quelques hypothèses quant aux raisons possibles de cette absence de résultats. Bien que cette étude n’ait pas relevé d’effet significatif, elle se démarque par sa façon d’objectiver les effets d’une prise en charge sur l’anxiété mathématique via une méthode d’analyse IRMf et propose ainsi une piste intéressante à explorer par les recherches futures.