Les freins d'accès à la contraception d'urgence : le cas des centres de planning familial en Brabant Wallon
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- Lorsqu’aucune méthode de contraception n’a été utilisée lors d'un rapport sexuel entre un homme et une femme ou qu’une pilule a été oubliée, il existe une méthode contraceptive dite « de rattrapage » : la contraception d’urgence (CU), qui désigne un ensemble de méthodes de contraception proposées après un rapport sexuel non ou insuffisamment protégé, afin de prévenir une grossesse non-désirée. Mais la CU et plus largement, la contraception faisant encore aujourd'hui l'objet de débats philosophiques, politiques et religieux, ce mémoire a pour but d’aborder les freins d’accès à la contraception d’urgence en Belgique, d’une manière générale via une revue de la littérature, avec une contextualisation des données démographiques de la Belgique et de la Région Wallonne. Les politiques qui y sont menées concernant la CU restreignent depuis quelques années sa la délivrance dans les centre de planning familial, qui sont pourtant un acteur prépondérant de la planification familiale, notamment auprès des jeunes femmes de 15 à 29 ans. Une enquête de terrain essentiellement qualitative auprès des intervenants en centres de planning familiaux en Brabant Wallon a donc été menée afin d'appréhender les conditions de délivrance de la CU et les freins à son bon accès, que ce soit au niveau des patientes, tels leur niveau d'information et leur situation économique, mais aussi à un niveau plus large, comme le contexte socio-démographique des communes où se trouvent les centres, tout en tenant compte du contexte politique et du contexte de l’accès en pharmacie. Bien que les centres de planning familial se soient adaptés afin de rester dans les limites de la loi concernant la délivrance d'une CU, beaucoup plaident en faveur d’un assouplissement législatif afin de permettre aux membres des CPF de distribuer la CU en toutes circonstances. En effet, les pharmacies sont le principal fournisseur de CU, mais comportent quelques défauts, tels que les informations données à la patiente et le manque d’intimité, qui se retrouvent en CPF. Les freins concernant les connaissances des patients sont évoqués, de même que le courant « anti-hormones » et le manque de budget pour pouvoir se la procurer