La valorisation du travail non rémunéré au sein du ménage : la question du "salaire familial"
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- Ce mémoire s'inscrit dans l'essor actuel du mouvement féministe. Historiquement, les femmes ont dû se battre pour acquérir des droits qui nous semblent aujourd’hui évidents tels que le droit de vote, ou le droit de travailler. Or ce droit au travail rencontre encore à l’heure actuelle de nombreux obstacles. Un de ces obstacles s’explique par l’inégalité du partage du travail non rémunéré au sein des ménages. Malgré qu’il s’agisse de l’emploi le plus important du monde, il est largement sous-évalué. Dans la vision d’un grand nombre d’hommes et même de femmes ces tâches (ménagères, domestiques, ou de soin) restent naturellement réservées aux femmes. Néanmoins rien n’implique objectivement que les femmes soient plus à même d’effectuer ce travail non rémunéré. Le revenu universel semble selon certains constituer le remède contre les injustices qui persistent entre hommes et femmes actuellement à plusieurs niveaux. Parmi les féministes certains sont partisans de cette allocation tandis que d'autres l'estiment largement défavorable. Cette étude a pour but d'éclaircir les arguments des uns et des autres. A travers ce mémoire seront d'abord étudiés le travail non rémunéré et son poids pour les femmes au sein de la société. Ensuite, l'allocation universelle sera analysée à travers le prisme du féminisme et de ses conséquences positives ou négatives sur les femmes. Troisièmement, certaines pistes d'amélioration seront proposées dans le but de remédier aux conséquences non désirables de ce revenu. Enfin, l'expérience de certains pays sera exposée afin d'approfondir la matière.